La visite de l’AOT souligne l’urgence de lancer la démarcation de la frontière Cambodge-Thaïlande
AKP Phnom Penh, le 22 août 2026 --
Une visite de terrain effectuée par l’Équipe des observateurs de l’ASEAN au Cambodge (AOT-KH) le long de la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande a souligné l’urgence pour la Commission mixte frontalière (JBC) de lancer les travaux de démarcation dans les meilleurs délais.
Selon la porte-parole du ministère cambodgien de la Défense nationale, le Groupe de liaison cambodgien a coordonné samedi, à 8h32, la visite de terrain de l’AOT-KH, conduite par son chef de mission philippin, afin d’observer, de vérifier et de rendre compte de la situation le long de la frontière.
Au cours de cette mission, l’AOT-KH a inspecté le déploiement de 62 conteneurs maritimes sur cinq sites dans le village de Chok Chey, commune d’O’ Beichoan, district d’O’ Chrov, province de Banteay Meanchey.
D’après le ministère, le déploiement de ces conteneurs par l’armée thaïlandaise empêche 3 951 civils cambodgiens, soit 1 045 familles, dont 1 155 enfants, de retourner dans leurs foyers.
L’observation et la vérification effectuées par l’AOT-KH, ainsi que sa visite auprès des populations déplacées qui demeurent dans l’impossibilité de regagner leurs domiciles, ont mis en évidence l’importance de lancer sans délai les travaux de démarcation frontalière dans le cadre de la JBC.
Le Cambodge a indiqué que cet appel était conforme aux accords existants, notamment au point 4 du Communiqué conjoint de la 3e réunion spéciale du Comité général des frontières (GBC) entre le Cambodge et la Thaïlande du 27 décembre 2025, qui vise à garantir aux populations la possibilité de regagner leurs foyers en toute sécurité, dans la paix et la dignité, sans aucune entrave.
Le gouvernement royal du Cambodge a réaffirmé sa position ferme en faveur de la sauvegarde de la frontière internationale entre le Cambodge et la Thaïlande, telle qu’établie par la Commission de délimitation de la frontière entre l’Indochine et le Siam, conformément au droit international et au principe de l’intangibilité des frontières héritées, connu sous le principe Uti Possidetis Juris.
Le Cambodge a également réaffirmé son respect des conventions et traités franco-siamois, des cartes pertinentes et des procès-verbaux des commissions de délimitation des frontières, ainsi que des autres accords et documents précédemment convenus par les deux parties.
Le ministère a souligné que le Cambodge ne reconnaissait aucune modification de la frontière internationale résultant de l’usage de la force et a réitéré son engagement à régler les questions frontalières par des mécanismes pacifiques et conformes au droit international.




Par C. Nika





