Anniversaire de la révolution du 19-Avril : Lee promet de protéger la démocratie
AKP Phnom Penh, le 20 avril 2026–
Dans un discours donné dimanche à l'occasion du 66e anniversaire du soulèvement pro-démocratique du 19 avril 1960 qui mit fin au règne autoritaire de Rhee Syng-man, le président Lee Jae Myung s'est engagé une fois de plus à défendre la démocratie et a comparé ce mouvement à celui qui a émergé en décembre 2024 pour bloquer la loi martiale de son prédécesseur Yoon Suk Yul.
Pour lui, ces deux événements se ressemblent en cela qu'ils ont chacun été un «cri retentissant» poussé par la population qui a contribué à renverser un «régime arrogant et injuste». «C'est parce qu'il avait cet esprit du 19-Avril, qui a brisé les chaînes d'une dictature féroce et est devenu une des bases de la Constitution de la république de Corée, que le peuple sud-coréen a pu résister à la nuit insurrectionnelle en décembre 2024», a-t-il affirmé.
La révolution du 19-Avril naît d'un sentiment de colère et frustration au sein de la population lorsqu'elle découvre les résultats de l'élection du vice-président en 1960 et se met à suspecter des fraudes massives pour favoriser le candidat de Rhee, qui est à ce moment-là président de la République depuis sa fondation en 1948. Deux semaines durant, des manifestations s'organisent dans tout le pays par des étudiants et les milieux ouvriers pour dénoncer le manque de libertés et l'usage de la force contre les opposants politiques. Le mouvement atteint son paroxysme lorsque des milliers de lycéens et étudiants universitaires se réunissent à Séoul le 19 avril pour marcher sur la Maison-Bleue. Des policiers ouvrent le feu et tuent près de 200 personnes, suscitant l'indignation du reste de la population qui rejoint alors le mouvement. Après avoir déclaré la loi martiale, Rhee accepte finalement de céder sa place le 26 avril, après 12 ans au pouvoir, et s'enfuit aux Etats-Unis.
C'est au cimetière national du 19-Avril, dans le nord de Séoul, où les victimes reposent aujourd'hui, que Lee a donné son discours dans le cadre des commémorations officielles, présentant ses condoléances aux proches et promettant que leur sacrifice ne serait jamais oublié.
«Les bottes militaire des dictatures s'immiscent dans les fractures causées par les inégalités et la pauvreté et justifient ainsi l'anéantissement de la démocratie», a-t-il également lancé. «C'est pourquoi je dis, au risque de sembler parfois insistant, que la responsabilité de la politique consiste uniquement dans le bien-être de la population, et que la vie des concitoyens est la raison-d'être d'un Etat.»
Et de renchérir : «Il n'y a que comme cela que nous pourrons empêcher les forces antidémocratiques de nous reprendre notre liberté et de porter atteinte au quotidien précieux de nos concitoyens.» Il s'est engagé à tout faire pour laisser derrière lui un avenir meilleur de «démocratie libertaire, égalitaire, unitaire et solidaire», une idée qui reste «profondément inscrite dans l'ADN du peuple coréen».

AKP-Yonhap





