Le ministère de l’Intérieur rappelle aux partis politiques les restrictions légales sur les financements étrangers
AKP Phnom Penh, le 23 juin 2026 --
Le ministère cambodgien de l’Intérieur a rappelé aux partis politiques les dispositions légales encadrant le financement politique à la suite d’informations médiatiques faisant état d’un soutien présumé provenant d’entités étrangères.
Dans un communiqué de presse publié le 23 juin, le ministère a fait référence à un article du Sunday Guardian du 21 juin 2026 affirmant que certains partis politiques au Cambodge auraient reçu des contributions étrangères et envisageraient de fusionner en vue des élections communales de 2027 et des élections générales de 2028.
Le ministère a indiqué que si ces allégations s’avéraient exactes, l’acceptation de contributions étrangères, sous quelque forme que ce soit, serait contraire à la Constitution du Royaume du Cambodge, à la Loi sur les partis politiques ainsi qu’aux autres textes législatifs applicables.
D’après le ministère, la Loi sur les partis politiques interdit explicitement aux partis de recevoir des financements ou tout autre type de soutien provenant d’institutions étrangères, d’entreprises étrangères, de ressortissants étrangers ou d’organisations financées par des sources étrangères.
Le communiqué précise que toute violation peut entraîner des sanctions financières imposées par le ministère de l’Intérieur et, le cas échéant, conduire à une demande adressée à la Cour suprême en vue de la dissolution du parti concerné.
Le ministère a également rappelé que les partis politiques ne pouvaient être placés sous l’autorité, l’influence ou le contrôle d’un parti politique étranger ou d’un gouvernement étranger.
Selon la gravité des infractions constatées, les mesures prévues par la loi peuvent inclure la suspension des activités du parti ou sa dissolution par voie judiciaire.
Le ministère a souligné que le respect du cadre juridique constituait un élément essentiel au maintien de l’ordre constitutionnel et au bon fonctionnement du système politique.
Il a salué les partis politiques qui poursuivent leurs activités conformément à la Constitution et aux lois en vigueur.
Le ministère a conclu que ce respect contribuait au renforcement de l’État de droit, au développement national, à la promotion de la démocratie libérale multipartite ainsi qu’à la préservation de l’indépendance, de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale.
Par C. Nika





