Un sursis de 4 à 6 mois pour les multipropriétaires concernés par la fin des avantages fiscaux
AKP Phnom Penh, le 12 février 2026—
Le gouvernement accordera une période de grâce de plusieurs mois après la fin prévue du régime temporaire d'exemption qui permettait aux propriétaires de plusieurs logements d'éviter une lourde taxation sur les plus-values immobilières.
L'exemption se terminera toujours le 9 mai, comme annoncé auparavant, car le président Lee Jae Myung y voit là une mesure essentielle pour enrayer la spéculation sur le marché immobilier, responsable selon lui de la hausse effrénée des prix immobiliers et de la crise du logement dans le grand Séoul. L'objectif est d'inciter ces propriétaires à se séparer de logements et de renforcer ainsi l'offre sur le marché.
«Afin de garantir la prévisibilité et la crédibilité des mesures politiques, le régime d'exemption sera échu à la date prévue à la base. Dans le même temps, des mesures supplémentaires sont prévues pour plus de cohérence entre les systèmes et minimiser les inconvénients pour la population», a indiqué le ministère de l'Economie et des Finances dans un communiqué.
La période de grâce ne pourra s'appliquer que si un contrat de vente a été signé et qu'un premier acompte a été versé avant la date buttoir, justificatifs à l'appui. Dans le cas des propriétés se trouvant dans les arrondissements de Gangnam, Seocho, Songpa et Yongsan, inscrits sur la liste des zones à forte spéculation immobilière soumises à un contrôle accru des pouvoirs publics, la transaction doit être entièrement effectuée dans les quatre mois suivant la signature du contrat.
Pour les quartiers qui ont rejoint cette liste le 16 octobre dernier (tous les autres arrondissements de Séoul et une grande partie de la banlieue sud), le délai sera de six mois à compter de la date du contrat.
Les propriétaires de logements situés dans les zones sous contrôle sont en principe contraints d'y résider s'ils veulent éviter des surtaxes, mais afin de protéger les droits des locataires, cette obligation ne sera effective qu'à partir de la fin du contrat de bail actuellement en vigueur (en date d'aujourd'hui) pour chaque propriété.
A l'heure actuelle, les impôts sur les plus-values réalisées dans l'immobilier vont de 6% à 45%. Les propriétaires de deux logements en zones sous surveillance sont imposés à hauteur de 20 points de plus que le taux de base, et cette surtaxe peut monter à 30 points pour trois logements dans ces zones.
La crise du logement est une des priorités de l'administration Lee. Le président s'est engagé à réguler le marché, estimant que les coûts prohibitifs de l'accès à la propriété font que de nombreux jeunes adultes renoncent à leur plan de se marier et de fonder une famille.

AKP-Yonhap





