(2e LD) L'ex-PM Han condamné à 23 ans de prison pour son rôle important dans une tentative d'insurrection
AKP Phnom Penh, le 22 janvier 2026—
L'ex-Premier ministre Han Duck-soo a écopé ce mercredi de 23 ans de prison pour avoir joué un rôle important dans une insurrection en aidant l'ancien président Yoon Suk Yeol à proclamer la loi martiale le 3 décembre 2024.
La Cour centrale du district de Séoul, qui était en charge du procès en première instance, a par la même occasion confirmé par son verdict que la proclamation de la loi martiale, qui n'a finalement duré que quelques heures, constituait bel et bien une insurrection.
La peine prononcée est bien plus lourde que les 15 ans que réclamait l'équipe du procureur spécial Cho Eun-suk pour complicité involontaire dans une tentative d'insurrection, falsification et destruction de documents officiels et parjure devant la Cour constitutionnelle.
Le juge principal, Lee Jin-gwan, a ordonné la mise en détention immédiate de Han, citant le risque de le voir détruire des preuves.
Le tribunal a reconnu que l'ancien Premier ministre a effectivement participé à une insurrection en proposant à Yoon de convoquer une réunion des ministres avant la proclamation du décret de loi martiale, une étape obligatoire selon la loi.
Han ne s'est pas montré opposé à la déclaration de la loi martiale au cours de cette réunion, a ajouté le tribunal. Il a également demandé au ministre de l'Intérieur de l'époque, Lee Sang-min, d'exécuter l'ordre donné par Yoon de couper la distribution d'eau et d'électricité aux bureaux des médias considérés à l'époque comme particulièrement critiques des actions du gouvernement.
«L'accusé avait, en tant que Premier ministre, un devoir découlant d'une légitimité démocratique indirecte, ainsi que la responsabilité de suivre la Constitution et les lois et de déployer tous les efforts possibles pour réaliser et défendre la Constitution», a déclaré le juge durant la lecture du verdict, qui a été retransmise en direct.
«Malgré cela, il a négligé son devoir et ses responsabilités jusqu'au bout, estimant que l'insurrection du 3 décembre avait des chances de réussir et choisissant de la rejoindre en tant que participant», a-t-il ajouté.
Han est le premier membre de l'ancien gouvernement de Yoon à recevoir une décision de justice pour des faits directement liés à la loi martiale, qui a été levée six heures plus tard suite à un vote de l'Assemblée nationale.
La justice l'a également jugé coupable d'avoir signé une version modifiée de ce décret de loi martiale pour faire croire à sa légitimité avant de détruire ce document, et d'avoir menti sous serment devant la Cour constitutionnelle.
L'ancien Premier ministre a rejeté toutes les allégations, affirmant n'avoir pas été mis au courant des préparatifs pour cette loi martiale, à part sa déclaration elle-même, et n'avoir jamais approuvé son imposition ni y avoir contribué.
La décision d'aujourd'hui a également pour conséquence d'établir juridiquement que la proclamation de la loi martiale constituait une insurrection.
Le procès de Yoon, accusé d'être le meneur de cette insurrection, s'est terminé la semaine dernière. La peine de mort a été requise par l'accusation, et le verdict sera rendu le 19 février.
En vertu de la Constitution, une insurrection est définie comme un acte destiné à priver l'Etat de son autorité sur une partie ou l'ensemble du pays ou à mener une émeute dans le but de porter atteinte à la Constitution.
Lee avait déclaré que l'«insurrection» de Yoon s'apparentait à un «auto-coup d'Etat».

AKP-Yonhap





