L’Équipe d’observateurs de l’ASEAN visite la borne frontière convenue No. 72 à Koh Kong
AKP Phnom Penh, le 1er septembre 2026 --
L’Équipe d’observateurs de l’ASEAN au Cambodge (AOT-KH), conduite par son chef de mission des Philippines, a effectué mardi une mission d’observation, de vérification et de rapport à la borne frontière No. 72, une borne frontière convenue entre le Cambodge et la Thaïlande, dans la province de Koh Kong.
Selon un communiqué de presse de la porte-parole du ministère de la Défense nationale, le Groupe de liaison cambodgien a coordonné cette visite de terrain à 8h37 à la borne frontière No. 72, située dans le village de Cham Yeam, commune de Pak Khlang, district de Mondol Seima, province de Koh Kong.
La mission d’observation visait à permettre à l’AOT-KH d’avoir une compréhension directe et globale de la situation au niveau des bornes frontières convenues entre le Cambodge et la Thaïlande.
Cette mission témoigne également de la position constante du gouvernement royal du Cambodge en faveur d’un règlement pacifique des questions frontalières par le dialogue et les mécanismes bilatéraux, conformément au droit international, aux accords bilatéraux existants et au mandat de la Commission mixte frontalière (JBC), a indiqué le communiqué.
Le Cambodge a réaffirmé sa ferme position de préserver la frontière internationale entre le Cambodge et la Thaïlande, telle qu’héritée des travaux de la Commission de délimitation de la frontière entre l’Indochine et le Siam.
La partie cambodgienne a souligné que sa position repose sur le plein et strict respect du droit international, du principe de l’inviolabilité des frontières (Uti Possidetis Juris), des conventions et traités franco-siamois, du protocole relatif à la délimitation de la frontière, ainsi que des cartes issues des travaux des Commissions de délimitation de la frontière entre l’Indochine et le Siam.
Elle a aussi fait référence aux procès-verbaux pertinents des réunions et des travaux d’abornement des Commissions, au Mémorandum d’entente de 2000, aux Termes de référence (TOR) de 2003, ainsi qu’aux autres accords et documents précédemment convenus par les deux parties.
Le Cambodge a indiqué que ces instruments et mécanismes constituaient la base permettant de régler pacifiquement les différends frontaliers et de parvenir à une paix durable entre les deux pays.




Par C. Nika





