Samdech Techo Hun Sèn partage l’analyse d’un universitaire thaïlandais selon laquelle le conflit frontalier a renforcé la position du Cambodge
AKP Phnom Penh, le 21 juillet 2026 —
Le président du Sénat, Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sèn, a partagé mardi une traduction non officielle en khmer d’un article rédigé par l’expert thaïlandais en relations internationales et en sécurité Surachart Bamrungsuk, indiquant souhaiter que les peuples cambodgien et thaïlandais puissent mieux comprendre le point de vue de son auteur.
Dans un message publié dans la soirée du 21 juillet, Samdech Techo a expliqué qu’il avait une nouvelle fois été interpellé par l’article intitulé « Le paradoxe : la guerre a également renforcé le régime au pouvoir au Cambodge ». Il a précisé qu’il se contentait de diffuser une traduction non officielle du texte, sans y ajouter de commentaire personnel, laissant aux citoyens des deux pays le soin d’apprécier les analyses qui y sont développées.
Selon cet article, les guerres ont, au cours de l’histoire, eu tendance à renforcer les gouvernements plutôt qu’à les affaiblir, l’auteur citant les exemples de l’Ukraine et de l’Iran. Il estime que le conflit frontalier entre le Cambodge et la Thaïlande a, de la même manière, consolidé les dirigeants cambodgiens au lieu de fragiliser leur pouvoir.
L’article soutient également que ce conflit n’a procuré aucun avantage stratégique à la Thaïlande et qu’il a, au contraire, produit des résultats contraires aux attentes de ceux qui pensaient que le recours à la force militaire, notamment aux frappes aériennes, pourrait entraîner la chute du gouvernement cambodgien.
L’auteur avance en outre que, si la Thaïlande souhaite éviter de privilégier les moyens militaires, elle devra se doter d’une stratégie diplomatique plus solide. Il estime toutefois que la diplomatie thaïlandaise semble suivre l’initiative du Cambodge, Bangkok étant souvent amené à réagir aux démarches entreprises par Phnom Penh sur la scène internationale et demeurant en position défensive sur le terrain de l’information.
L’article précise que cette analyse ne vise pas à affirmer que le Cambodge serait intrinsèquement supérieur à la Thaïlande, mais à proposer un point de vue différent et à mettre en garde contre un soutien excessif aux solutions militaires, lesquelles risqueraient d’entraîner des erreurs stratégiques sans atteindre les objectifs recherchés.
En conclusion, l’auteur estime qu’il est temps de rechercher une véritable solution à la question cambodgienne, reconnaissant que le Cambodge dispose désormais d’une capacité d’action sur la scène internationale plus importante que beaucoup ne le pensaient auparavant. Il considère également que la proposition du Premier ministre thaïlandais, Anutin, visant à trouver une voie pour mettre fin au conflit, constitue un défi majeur, estimant que la Thaïlande ne peut demeurer indéfiniment dans la situation actuelle.

Par C. Nika





