Le Cambodge proteste contre les activités militaires thaïlandaises violant sa souveraineté et son intégrité territoriale
AKP Phnom Penh, le 19 juin 2026 --
Le gouvernement royal du Cambodge a protesté officiellement contre les actions continues des forces armées thaïlandaises violant la souveraineté et l'intégrité territoriale du Cambodge, tout en réaffirmant son engagement à résoudre les différends frontaliers par des moyens pacifiques et conformément au droit international.
Selon le communiqué de presse rendu public ce soir par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le 17 juin 2026, les forces armées thaïlandaises ont planté et hissé des drapeaux nationaux thaïlandais en territoire cambodgien, dans la zone du poste frontière international de Thmâr Da, dans le district de Veal Vèng, province de Pursat.
Le même jour, un entrepôt situé dans l’enceinte du Royal O’ Smach Hotel and Resort, dans le quartier O’ Smach, ville de Samraong, province d’Oddâr Meanchey, actuellement sous occupation illégale par les forces armées thaïlandaises, a été délibérément incendié. Le communiqué indique également que des forces thaïlandaises ont construit des clôtures en béton dans la zone du Temple de Ta Krabey, dans le district de Banteay Ampil, province d’Oddâr Meanchey.
Le gouvernement royal du Cambodge a déclaré que ces actions constituaient, selon lui, une violation manifeste de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Cambodge telles que définies et délimitées par les cartes à l’échelle 1:200 000 établies par les commissions de délimitation de la frontière entre l’Indochine et le Siam conformément à la Convention franco-siamoise de 1904 et au Traité de 1907.
Le Cambodge a rejeté toute tentative visant à présenter ces activités comme conformes au point I (Mesures de désescalade) du Communiqué conjoint de la 3ᵉ réunion spéciale du Comité général des frontières (GBC) du 27 décembre 2025, estimant qu’elles vont clairement à l’encontre de la lettre et de l’esprit de l’article 5 du Mémorandum d’entente de 2000 sur le levé et la délimitation de la frontière terrestre entre le Cambodge et la Thaïlande.
Le gouvernement royal a réaffirmé que le Cambodge ne reconnaissait aucune ligne frontalière établie par l’usage de la force ni aucune revendication territoriale unilatérale formulée par la Thaïlande. Il a également souligné que les activités mentionnées ne portaient pas atteinte aux droits juridiques ni à la position du Royaume du Cambodge concernant sa frontière internationale.
Le Cambodge a appelé la Thaïlande à cesser immédiatement toute action unilatérale dans les zones concernées ou dans toute autre zone se trouvant dans des circonstances similaires, dans le but de réduire les tensions, renforcer la confiance mutuelle et préserver la paix, la stabilité et le bon voisinage le long de la frontière khméro-thaïlandaise.
Le gouvernement royal a enfin réaffirmé son engagement constant et ferme à rechercher une solution amiable à tous les différends frontaliers avec la Thaïlande, comme avec ses autres voisins, exclusivement par des moyens pacifiques conformément au droit international et aux accords bilatéraux existants, tout en maintenant son principe selon lequel les frontières ne doivent pas être modifiées par la force.
Par C. Nika





