Reportage : Le Sommet de la Francophonie au Cambodge mettra en valeur la diplomatie, la culture et de nouvelles opportunités pour les apprenants du français
AKP Phnom Penh, le 16 juin 2026 --
Alors que le Cambodge se prépare à accueillir en novembre le XXe Sommet de la Francophonie, les universités, les étudiants et les spécialistes de la langue française se mobilisent pour ce qui s’annonce comme l’un des plus grands rassemblements internationaux organisés dans le Royaume, réunissant des dirigeants et représentants de 90 États et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Prévu les 15 et 16 novembre 2026, le Sommet rassemblera des chefs d’État et de gouvernement des pays francophones afin d’échanger sur les grands enjeux géopolitiques, économiques et de développement, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération entre les pays membres.
Pour le Cambodge, accueillir cet événement représente non seulement une occasion de renforcer ses relations diplomatiques et économiques avec l’espace francophone, mais aussi une opportunité de mettre en valeur sa culture, son hospitalité et son engagement croissant au sein du monde francophone, a indiqué Sok Limsrorn, directeur adjoint du Département d’Études Francophones (DEF) de l’Institut des langues étrangères relevant de l’Université royale de Phnom Penh (URPP).
Le DEF prévoit de mobiliser une trentaine d’étudiants, accompagnés de leurs enseignants, afin de contribuer aux missions de coordination, de communication et d’interprétation au profit des délégations internationales.
« Le Sommet de la Francophonie est une grande rencontre internationale réunissant 90 pays, et notre département est fier de pouvoir contribuer à cet événement important », a-t-il déclaré à l’AKP le week-end dernier.
Selon lui, le département travaille en étroite collaboration avec les institutions concernées et offre aux étudiants des possibilités de formation, notamment des sessions consacrées à l’interprétation orale organisées par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Des étudiants de deuxième, troisième et quatrième années disposant d’un bon niveau de français ont déjà acquis une expérience pratique dans des missions de coordination et de communication. Le DEF se dit également prêt à participer aux dispositifs d’accueil et de liaison auprès des délégations.
« Nos étudiants peuvent apporter un soutien efficace aux délégués dans la communication quotidienne et les échanges informels, tandis que nos enseignants expérimentés sont prêts à assurer l’interprétation simultanée professionnelle », a-t-il affirmé.
Au-delà de la dimension diplomatique, Sok Limsrorn estime que ce Sommet constituera une occasion unique pour le Cambodge de renforcer sa visibilité sur la scène internationale.
Il a souligné que les Cambodgiens appréciaient la langue française et la culture francophone, tout en étant reconnus pour leur ouverture, leur hospitalité et leur attachement à la paix.
« Cet événement est une occasion de montrer à la communauté francophone et au monde que les Cambodgiens sont chaleureux, accueillants et attachés à la paix », a-t-il dit.
Pour de nombreux étudiants en français, le Sommet représente bien davantage qu’une conférence internationale : il constitue également une opportunité de développement personnel et professionnel.
Chum Sokpanha, étudiant en première année au DEF, estime que le rôle du Cambodge en tant que pays hôte contribuera à renforcer les liens avec les États membres et à créer des opportunités d’emploi pour les jeunes Cambodgiens, en particulier ceux maîtrisant le français.
D’après lui, cet événement encouragera davantage d’étudiants à apprendre le français et participera à la promotion de l’image du Cambodge à l’étranger.
« Accueillir le Sommet encouragera les étudiants à améliorer leurs connaissances et leurs compétences de communication en français », a-t-il ajouté.
De son côté, Por Kimheng, également étudiante en première année, considère le Sommet comme une source de fierté nationale et une occasion de faire découvrir au monde la civilisation et le patrimoine culturel cambodgiens.
« Avec la participation de 90 pays, c’est un moment de fierté pour le Cambodge et pour tous les Cambodgiens », a-t-elle affirmé.
Elle estime également que cet événement contribuera au développement de l’enseignement du français et créera davantage de perspectives professionnelles pour les étudiants.
« Pour moi, le français est une langue unique qui offre de belles perspectives de carrière. À l’avenir, j’aimerais devenir enseignante de français, comme mes professeurs », a-t-elle confié.
Fondée en 1970, la Francophonie a pour mission de promouvoir la langue française et de renforcer la coopération politique, éducative, économique et culturelle entre ses 90 États et gouvernements membres, dont 53 membres à part entière, cinq membres associés et 32 observateurs. À l’échelle mondiale, environ 396 millions de personnes parlent et utilisent le français.

Sok Limsrorn, directeur adjoint du Département d’Études Francophones (DEF) de l’Institut des langues étrangères

Chum Sokpanha, étudiant en première année au DEF

Por Kimheng, étudiante en première année au DEF

Des étudiants francophones
Par C. Nika





