Le Cambodge prépare une nouvelle loi sur la conscription rendant le service militaire obligatoire pour les jeunes hommes
AKP Phnom Penh, le 04 mai 2026 --
Le Cambodge se prépare à mettre en œuvre une nouvelle loi sur la conscription obligeant les hommes âgés de 18 à 25 ans à effectuer 24 mois de service militaire, tandis que ceux qui tenteraient d’y échapper pourraient encourir des peines de prison allant jusqu’à cinq ans.
Le projet de loi sur « l’obligation militaire » a été examiné en détail lors d’une réunion de la 4e commission de l’Intérieur, de la défense nationale, de la fonction publique et des affaires frontières de l’Assemblée nationale, présidée par Kep Chuktema, en présence de représentants du gouvernement royal conduits par le vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, le général Tea Seiha, au Palais de l’Assemblée nationale le 4 mai.
Ce texte vise à renforcer la défense nationale, à protéger l’intégrité territoriale et à promouvoir le patriotisme chez les jeunes Cambodgiens.
D’après le projet, tous les citoyens cambodgiens de sexe masculin âgés de 18 à 25 ans seraient tenus d’effectuer un service militaire de 24 mois, avec une possibilité de prolongation pouvant aller jusqu’à six mois dans des circonstances exceptionnelles. Les personnes disposant d’une double nationalité mais résidant au Cambodge seraient également soumises à cette obligation.
Le service militaire pour les femmes resterait volontaire, bien qu’elles soient encouragées à y participer. Des exemptions sont prévues pour les bonzes, les membres du clergé, les personnes en situation de handicap ainsi que les professionnels hautement qualifiés engagés dans des fonctions essentielles pour la nation.
Afin d’assurer l’application de la loi, le projet prévoit des sanctions en cas de non-respect, incluant des amendes et des peines d’emprisonnement allant de six mois à cinq ans, selon la gravité des infractions.
Le gouvernement royal a également prévu une série d’avantages pour les personnes ayant accompli leur service, notamment un accès prioritaire à l’emploi dans les secteurs public et privé, la garantie de maintien de l’emploi et du salaire pour les travailleurs déjà en poste, la possibilité de reprendre leurs études sans perte de progression académique, ainsi que diverses allocations durant la période de service.
Kep Chuktema a souligné que cette réunion n’avait pas pour objectif de débattre du projet, mais plutôt de recueillir des contributions afin d’en améliorer la qualité et d’assurer sa pertinence au niveau national.
De son côté, le général Tea Seiha a indiqué que la loi actuelle de 2006 ne correspondait plus pleinement aux réalités actuelles, rendant cette réforme nécessaire pour renforcer les capacités de défense du Cambodge et inculquer un sens accru du devoir national aux générations futures.



Par C. Nika





