Le Cambodge réaffirme sa position sur la mise en œuvre du cessez-le-feu et dénonce l'occupation illégale thaïlandaise
AKP Phnom Penh, le 30 avril 2026 -- Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Cambodge, Prak Sokhonn, a déclaré que le Cambodge cesserait de s'inquiéter des violations de frontière si les forces militaires thaïlandaises mettaient fin à leurs activités illégales le long de la frontière commune.
Le chef de la diplomatie cambodgienne a fait ces remarques en réponse à un article du média thaïlandais The Nation, qui suggérait qu'un cessez-le-feu devait s'accompagner de la cessation des déclarations qui ne contribuent pas à instaurer un climat propice au rétablissement des relations, après le cessez-le-feu du 27 décembre 2025.
Prak Sokhonn a par ailleurs souligné que le Cambodge avait fait preuve d'une grande retenue afin de préserver la stabilité et de respecter le cessez-le-feu.
« J’ai informé S.E. Sihasak Phuangketkeow (ministre thaïlandais des Affaires étrangères) que le Cambodge avait fait preuve d’une grande patience afin d’apaiser la situation, de maintenir le cessez-le-feu et de rechercher des solutions pacifiques », a-t-il dit, poursuivant : « Toutefois, nous devons continuer à soulever ces questions car elles touchent à la souveraineté du Cambodge, à son intégrité territoriale et aux foyers et terres de ses citoyens. »
Il a ajouté que la position du Cambodge évoluerait si la situation sur le terrain était améliorée. « Si nous voulons cesser de soulever ces questions, ce n’est pas difficile : il suffit de mettre fin aux actions illégales menées contre nous, et cela réglera le problème », a-t-il affirmé.
Le vice-Premier ministre a, en outre, précisé que suite à l’accord de cessez-le-feu conclu le 27 décembre 2025, les militaires thaïlandais continuaient d’occuper certaines zones du territoire cambodgien, notamment en utilisant des conteneurs pour bloquer l’accès aux villages et empêcher les habitants de rentrer chez eux. Il a déclaré que ces activités contrevenaient à l’esprit du Communiqué conjoint de la 3e réunion spéciale du Comité général des frontières (GBC) du 27 décembre 2025.
Prak Sokhonn a réaffirmé que le Cambodge avait toujours protesté officiellement par la voie diplomatique, notamment par des déclarations, des notes diplomatiques et des interventions dans les instances internationales. Il a réitéré que le Cambodge demeurait attaché à un règlement pacifique, conformément au droit international et aux accords bilatéraux existants.

Par C. Nika





