Samdech Techo Hun Sèn met en garde contre l'incitation à la haine religieuse
AKP Phnom Penh, le 11 mars 2026 --
Le chef d'État p.i. du Cambodge, Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sèn, a déclaré que son engagement de plus de quarante ans au service du pays avaient été consacrés à la promotion de l'harmonie ethnique et religieuse, contribuant ainsi à éviter les conflits sectaires.
Dans un message publié mercredi après-midi sur ses réseaux sociaux, Samdech Techo Hun Sèn, ancien Premier ministre, a indiqué que les récentes discussions publiques autour des propos d'une femme identifiée comme Kanitha avaient suscité des inquiétudes. Cette dernière avait en effet suggéré que les États-Unis pourraient arrêter les musulmans cambodgiens pratiquant une interprétation de l'islam proche de l'islam iranien au Cambodge.
Samdech Techo Hun Sèn a précisé qu'il avait initialement hésité à commenter, mais qu'il avait finalement décidé d'intervenir par crainte d'une escalade de la situation.
« Si je n’interviens pas, la situation pourrait s’envenimer car les propos tenus constituent une menace contre les citoyens d’un État souverain », a-t-il écrit, ajoutant qu’il était peu probable que même le gouvernement américain utilise un tel langage.
Il a averti que ces remarques pourraient attiser les divisions au sein de l’islam ainsi qu’entre les différentes communautés religieuses du Cambodge.
« Un conflit armé est effrayant, mais une guerre de religion l’est encore plus », a-t-il souligné.
Samdech Techo Hun Sèn a affirmé qu’au cours de ses plus de 47 années de service politique au Cambodge, il avait œuvré pour promouvoir l’harmonie entre les groupes ethniques et les religions, ce qui, selon lui, avait contribué à préserver le pays de tout conflit ethnique ou religieux.

Par C. Nika





