Le Premier ministre souligne la responsabilité collective dans la lutte contre les crimes interconnectés
AKP Phnom Penh, le 06 mars 2026 -- Le Premier ministre cambodgien, Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet, a souligné que la lutte contre les crimes tels que les escroqueries en ligne, la traite des êtres humains, le trafic de drogue et le blanchiment d’argent nécessitait une responsabilité collective allant au-delà des simples mesures d’application de la loi.
S’exprimant lors de la cérémonie de clôture de la réunion annuelle de l’Autorité nationale de lutte contre la drogue (NACD), tenue cet après-midi à l’hôtel Sokha Phnom Penh, le Premier ministre a indiqué que ces crimes étaient interconnectés et constituaient une menace sérieuse pour la jeunesse, l’économie et la société cambodgiennes.
« La répression et les mesures juridiques contre ces crimes sont un engagement pour l’avenir de notre nation, et non une action menée simplement pour cocher une case », a-t-il précisé.
Le chef du gouvernement royal a également noté que la situation mondiale actuelle demeurait fragile et complexe, marquée par un affaiblissement de l’ordre international, ce qui offrait davantage d’opportunités aux réseaux criminels pour développer des méthodes traditionnelles et non traditionnelles.
Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité de renforcer les efforts pour éliminer les faiblesses et consolider les acquis, afin de mieux faire face aux nouvelles formes de criminalité.
Samdech Thipadei Hun Manet a en outre expliqué que les activités économiques peuvent être classées en trois catégories : l’économie noire, l’économie grise et l’économie blanche.
Selon lui, l’économie noire implique des groupes criminels étrangers utilisant le Cambodge comme base pour générer des profits illicites, tandis que l’économie grise concerne des acteurs locaux qui tirent profit de ces activités, notamment certains propriétaires immobiliers ou travailleurs. L’économie blanche, quant à elle, regroupe les secteurs légitimes tels que l’agriculture, le tourisme, l’industrie et les services.
« Nous ne devons pas permettre aux économies noire et grise de saper l’économie blanche, où nos citoyens gagnent leur vie de manière durable », a conclu le Premier ministre.


Par C. Nika





