Le Cambodge rejette toute accusation d’usage militaire du Temple de Preah Vihear
AKP Phnom Penh, le 27 février 2026 --
Le ministère cambodgien de la Culture et des Beaux-Arts a fermement rejeté les accusations selon lesquelles le Temple de Preah Vihear serait utilisé comme base militaire, qualifiant ces allégations d’infondées et contraires au droit international.
Dans une déclaration du 27 février, le ministère a répondu à des propos attribués au ministre thaïlandais des Affaires étrangères, relayés par The Nation Thailand, affirmant que ce site classé au patrimoine mondial aurait un usage militaire. Les autorités cambodgiennes ont souligné que Preah Vihear était un monument sacré à valeur universelle exceptionnelle, exclusivement dédié à des fonctions culturelles et religieuses.
Le ministère a rappelé que le Cambodge, en tant qu’État partie à la Convention de La Haye de 1954 et à la Convention du patrimoine mondial de 1972, est légalement tenu de protéger les biens culturels et de garantir leur utilisation pacifique.
Il a également réaffirmé que le statut juridique du temple a été définitivement tranché par la Cour internationale de Justice (CIJ) en 1962, confirmant la souveraineté du Cambodge sur le site, décision renforcée par un arrêt de 2013 étendant cette souveraineté à l’ensemble du promontoire de Preah Vihear. Ces jugements sont finaux et juridiquement contraignants en vertu de la Charte de l’ONU.
D’après la déclaration, le temple a été administré pacifiquement par le Cambodge entre 1962 et 2008 comme lieu de culte et de pèlerinage. Les tensions n’ont émergé qu’à partir de 2008, à la suite d’incursions militaires thaïlandaises dans les zones environnantes, entraînant des dommages au site.
Le ministère a souligné que la présence d’autorités cambodgiennes à Preah Vihear visait uniquement la protection du patrimoine et relevait d’administrations civiles, excluant toute qualification d’usage militaire.
Le Cambodge a enfin indiqué qu’il rassemble actuellement des preuves des dommages causés au temple afin de soutenir les efforts de restauration et de garantir la responsabilité au regard du droit international. Il a averti que présenter Preah Vihear comme une base militaire porte atteinte à l’autorité judiciaire internationale et menace la paix régionale, réaffirmant que le site restera un symbole de paix et de patrimoine commun de l’humanité.



Par C. Nika





