Le Cambodge souhaite une désescalade et un règlement pacifique du conflit frontalier, déclare le Premier ministre
AKP Phnom Penh, le 26 février 2026 --
Le Premier ministre cambodgien, Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet, a déclaré à l'Agence France-Presse (AFP) que le Cambodge privilégiait la désescalade et recherchait une solution pacifique à son différend frontalier avec la Thaïlande.
Lors d'une rare interview accordée à la presse internationale le 25 février en Belgique, Samdech Thipadei a affirmé : « Nous ne cherchons pas l'escalade. Nous voulons une désescalade. Nous voulons une coexistence pacifique. »
Le Premier ministre a souligné que la Thaïlande avait mené des actions militaires agressives et occupé du territoire cambodgien bien au-delà de sa revendication unilatérale de frontière entre les deux pays. Il a donc exigé leur retrait.
Interrogé sur la possibilité que le Cambodge recoure à la force militaire pour récupérer le territoire perdu, Samdech Thipadei a répondu clairement : « Nous privilégions toujours la désescalade et les solutions pacifiques. »
A rappeler que la Thaïlande a mené deux incursions contre l'intégrité territoriale du Cambodge en 2025 : la première, du 24 au 28 juillet et la seconde, du 7 au 27 décembre.
Bien qu'aucun autre affrontement armé n'ait eu lieu depuis, la Thaïlande a continué ce que le Cambodge qualifie de graves violations de sa souveraineté, au mépris du droit international. Ces actions comprennent l'installation de barbelés, de conteneurs, le creusement de tranchées, etc. et la démolition d'habitations civiles dans les zones précédemment conquises par l'agression.
De plus, les troupes thaïlandaises ont tenté d'imposer un fait accompli, ce que le Cambodge rejette catégoriquement. Le gouvernement royal du Cambodge a protesté à plusieurs reprises par l'intermédiaire du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, s'opposant fermement à ces actions et réaffirmant sa détermination à défendre sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale, aujourd'hui comme demain, par tous les moyens légaux et conformément au droit international.
Le Cambodge réaffirme qu'il ne reconnaîtra jamais aucune modification de ses frontières, aucune occupation illégale de son territoire, ni aucun changement imposé par la force.

Par C. Nika (Photo: AFP)





