Séoul et Pékin discutent de moyens d'améliorer la stabilité des chaînes d'approvisionnement
AKP Phnom Penh, le 03 juillet 2025—
La Corée du Sud et la Chine ont tenu des discussions jeudi pour explorer différents moyens à disposition pour rendre les chaînes d'approvisionnement dans la région plus stables dans un contexte de grandes incertitudes dans le commerce mondial, a indiqué le ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Energie.
Les deux pays ont débuté ce matin à Séoul leur troisième «hotline meeting» sur les chaînes d'approvisionnement. Selon le ministère, de hauts responsables ont eu l'occasion d'échanger leurs points de vue concernant les mesures de contrôle des exportations mises en place par Pékin et ont pu évoquer des solutions pour préserver la stabilité des chaînes d'approvisionnement.
Séoul a également sollicité la coopération du gouvernement chinois pour permettre aux entreprises coréennes qui importent leurs principales matières premières de Chine de pouvoir continuer à le faire, à un moment où les chaînes d'approvisionnement à l'échelle mondiale deviennent de moins en moins stables.
A cette réunion de ligne directe bilatérale, les deux parties ont également abordé la possibilité que la Chine organise avant la fin de l'année une séance d'information sur ses politiques afin de faire en sorte que les entreprises coréennes implantées sur le marché chinois puissent évoluer dans un environnement plus stable et prévisible.
La Chine s'est mise au cours des deux dernières années à appliquer différentes mesures de contrôle sur les exportations de métaux stratégiques, tels que le gallium ou le graphite, employés respectivement pour la production de semi-conducteurs et de batteries, deux types de production d'importance considérable aujourd'hui pour l'industrie sud-coréenne. Sont aussi concernés sept éléments appartenant au groupe des terres rares.
Cet organe consultatif a été créé dans la foulée et la première rencontre a eu lieu en décembre 2023, à Séoul, tandis que la dernière s'est tenue dans l'est de la Chine, à Yancheng, en novembre dernier.

AKP- Yonhap





