Lee partira aujourd'hui pour le Canada afin de participer au sommet du G7
AKP Phnom Penh, le 16 juin 2025—
Le président Lee Jae-myung prendra ce lundi la direction du Canada afin de participer au sommet du G7 qui se déroule à Kananaskis, dans la province canadienne de l'Alberta, du 15 au 17 juin, pour ses débuts sur la scène internationale, seulement moins de deux semaines après son investiture.
Lee effectuera un voyage de trois jours pour assister à une session élargie du sommet du G7 en tant qu'invité et tenir des réunions avec les leaders des grandes économies. Le rassemblement de haut niveau offrira à Lee une opportunité de montrer que la diplomatie sud-coréenne est de nouveau sur les rails après un vide de six mois au plus haut sommet de l'Etat causé par la tentative ratée d'imposer la loi martiale de l'ancien président Yoon Suk Yeol en décembre dernier.
«Ce sera l'occasion de montrer le retour de la république de Corée dans la démocratie sur la scène internationale tout en surmontant la crise politique causée par l'instauration de la loi martiale», a déclaré le conseiller à la sécurité nationale Wi Sung-lac lors d'un point de presse dimanche. La diplomatie pragmatique défendue par Lee sera soumise à un test alors qu'il cherchera à nouer des relations avec les grands dirigeants étrangers sur fond d'intensification des défis mondiaux, notamment l'imposition de droits de douane américains, l'augmentation de la rivalité stratégique entre les Etats-Unis et la Chine et le développement des liens militaires entre la Russie et la Corée du Nord.
«Ce sera une bonne opportunité (pour le président) d'effectuer le premier pas vers la diplomatie pragmatique se focalisant sur les intérêts nationaux», a indiqué Wi. «Ce sera pour lui l'occasion de bâtir rapidement la confiance en rencontrant en personne les dirigeants des principaux pays, seulement 10 jours après son entrée en fonction.»
Les regards seront tournés vers Lee pour savoir s'il tiendra sa première réunion en personne avec le président américain Donald Trump pour aborder des questions urgentes, telles que les négociations commerciales, les frais liés au maintien des soldats sur le sol sud-coréen et la coordination vis-à-vis de la Corée du Nord et de la Chine.
«La position de Lee est de répondre à ces défis à travers une coordination étroite avec les Etats-Unis. Si les deux dirigeants se rencontrent, la réunion devrait donner l'élan nécessaire pour faire avancer les négociations», a indiqué un haut officiel présidentiel, en notant que des consultations sont actuellement en cours pour une réunion.
Le sommet du G7 pourrait également ouvrir la voie à une première rencontre entre Lee et le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba, alors que les deux pays célébreront la semaine prochaine le 60e anniversaire de la normalisation des relations diplomatiques. Durant un entretien téléphonique plus tôt ce mois-ci, Lee et Ishiba ont réaffirmé l'importance des liens bilatéraux entre les deux pays voisins et ont fait part de leur souhait de se rencontrer en personne à une date rapprochée.
Lee cherche également à tenir une réunion trilatérale avec Trump et Ishiba en marge du sommet du G7. «Lee a dit que le fondement de la politique étrangère et de la sécurité de la Corée du Sud reposait sur la solide alliance entre la Corée du Sud et les Etats-Unis et sur la coopération trilatérale entre la Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon», a indiqué l'officiel.
L'approche de Lee à l'égard de la Chine sera observée étroitement, alors que les précédents sommets du G7 ont vu l'adoption de positions de plus en plus fermes face à la position de plus en plus affirmée de Pékin en mer de Chine méridionale et à ses pratiques commerciales controversées. Dans un contexte géopolitique complexe dans la région, la diplomatie pragmatique de Lee cherchera un équilibre prudent entre les Etats-Unis, alliés de longue date de la Corée du Sud, et la Chine, son plus grand partenaire commercial.
Les relations entre Séoul et Pékin ont été tendues durant l'administration Yoon, qui a cherché à se rapprocher de Washington et Tokyo sur des questions stratégiques clés, notamment pour la défense et la sécurité régionale. «Nous coordonnerons et coopérerons avec les pays du G7, mais nous avons également l'intention de ne pas détériorer les relations avec la Chine et la Russie», a indiqué l'officiel.

AKP-Yonhap





