Le chef de l'USFK dément tout projet de réduction des troupes en Corée du Sud
AKP Phnom Penh, le 29 mai 2025–
Le général Xavier Brunson, commandant des Forces américaines en Corée du Sud (USFK), est venu contredire mercredi des informations relayées dans la presse américaine selon lesquelles l'armée américaine envisagerait de réduire sa présence en Corée du Sud. Ce détachement de 28.500 soldats est pour lui la «manifestation physique de l'engagement ferme des Etats-Unis».
Ces propos sont en réaction à la publication dans le quotidien américain Wall Street Journal d'un article qui évoquait un examen informel des politiques que Donald Trump n'a pas encore pu consulter et qui proposerait le retrait de quelque 4.500 soldats, soit 16% des forces en présence, pour les redéployer ailleurs dans la région Indo-Pacifique, notamment à Guam.
Aussi bien Séoul que Washington ont fourni un démenti, tandis que le Pentagone a qualifié ces informations de fausses et a réaffirmé le plein engagement du pays à défendre la Corée du Sud et à renforcer leur alliance. Le ministère sud-coréen de la Défense a également confirmé qu'aucune discussion n'avait eu lieu sur ce sujet, lequel impliquerait nécessairement des consultations bilatérales.
«J'ai quatre casquettes, pour dire vrai, et une des casquettes que je porte est celle de haut gradé de l'armée américaine assigné en république de Corée, et en tant que tel, mon travail est de parler sur ordre du chef (d'état-major des armées). Il ne m'a pas appelé pour me dire quoi que ce soit d'autre», a déclaré Brunson lors d'un symposium qui s'est tenu en ligne à l'initiative de l'Institute for Corean-American Studies. Du fait de sa position, Brunson dirige également le Commandement des forces combinées Corée du Sud-Etats-Unis (CFC) et le Commandement des Nations unies (UNC).
Bien qu'il reconnaisse que tout puisse faire l'objet de discussions selon l'évolution des technologies et du contexte opérationnel, il a insisté sur l'importance stratégique de l'USFK dans l'environnement géopolitique actuel. «C'est une présence et une force de dissuasion stratégique, dynamique, qui est en position avancée et incroyablement compétente», a-t-il affirmé.
Brunson a également mis en avant la nécessité croissante de l'UNC en tant que cadre multinational. «Ce multilatéralisme se trouve dans l'action. Il fonctionne, et ça fonctionne», a-t-il tout en rappelant que l'UNC est composé de militaires de 18 Etats, dont certains sont membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan), de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) et de l'AUKUS (alliance militaire entre les Etats-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni). «C'est important, parce que si un conflit arrive, nous n'aurons pas le temps de construire une équipe.»
Mais il reconnait que pour garantir la paix dans la région, une certaine flexibilité stratégique impliquant des interventions en d'autres lieux peut être de mise. «Nous devons nous rendre là où sont les problèmes auxquels nous pourrions apporter des améliorations», a-t-il expliqué. «Nous devons être flexibles dans notre planification, et nous devons absolument être flexibles dans notre exécution, parce qu'un des avantages que nous avons ici et qui nous permet de faire preuve de flexibilité stratégique est la forte armée de la Corée du Sud, et c'est comme ça nulle part ailleurs dans le monde.»

AKP-Yonhap





