Lee dit respecter la décision de Trump de réduire les exercices militaires pour le dialogue avec Pyongyang
AKP Phnom Penh, le 20 août 2026—
Dans un message publié tard dans la soirée de mercredi sur le réseau social X, le président Lee Jae Myung a dit respecter la tentative par son homologue américain Donald Trump de créer des conditions favorables au dialogue avec la Corée du Nord, quitte à réduire l'ampleur des exercices militaires combinés des Etats-Unis et de la Corée du Sud.
Lee réagissait aux annonces faites quelques heures plus tôt par le Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS) de Séoul et du secrétariat américain de la Défense qui confirmaient que le grand exercice annuel Ulchi Freedom Shield (UFS), qui a débuté lundi, serait fortement réduit conformément aux désirs de Trump.
«Je sens que le message du président Trump est une grande décision qui dénote toute la réflexion sérieuse qu'il a consacrée à l'idée d'aller au-delà de l'hostilité et de la confrontation pour créer la paix sur la péninsule coréenne», dit-il. «Nous qui sommes convaincus que l'atout le plus parfait en matière de sécurité serait un régime de paix qui rendrait obsolète tout besoin de se battre, rejoignons l'engagement et les initiatives du président Trump pour créer les conditions favorables à un dialogue visant l'établissement d'un régime de paix sur la péninsule coréenne, même si cela signifie devoir revoir à la baisse les exercices combinés et les entraînements de terrain de la Corée du Sud et des Etats-Unis, et exprimons notre respect de cette décision.»
Trump avait créé la surprise dimanche (lundi en Corée) lorsqu'il avait déclaré dans les réseaux sociaux qu'il avait donné l'ordre au Pentagone de réduire «considérablement» l'exercice UFS en cours, faute de pouvoir l'annuler, affirmant que de tels entraînements d'ampleur envoyaient un signal «totalement inapproprié et hostile» à Pyongyang.
Lee continue en formant le souhait que la stratégie de Trump puisse effectivement aboutir à une paix durable pour la péninsule, grâce à un travail de rétablissement de la confiance entre Washington et Pyongyang et à la reprise du dialogue.
Reprenant une suggestion qu'il avait faite à Trump lors de leur première rencontre l'année passée, Lee a rappelé qu'il était prêt à faire de son mieux pour endosser le rôle de «pacemaker» (facilitateur) pour que Trump puisse mener à bien le sien, celui de «peacemaker» (faiseur de paix).
Mais les instructions de Trump ont également été interprétées par certains comme une mesure de rétorsion face à ce qu'il aurait pris pour un refus de la part de Séoul de s'impliquer dans la guerre des Etats-Unis contre l'Iran. Dans la même publication dans laquelle il annonçait la réduction des exercices, le résident de la Maison-Blanche racontait aussi que Lee lui aurait répondu «non, merci» à sa proposition de se joindre à lui dans sa tentative de «dénucléarisation» de l'Iran, terme généralement employé dans le contexte nord-coréen. Tentant de brouiller les pistes, il se demandait de manière rhétorique si cela avait pu peser dans sa décision.
Lee semble avoir voulu fournir sa version des faits sur ce point, puisqu'il rappelle dans son message que le gouvernement sud-coréen a régulièrement affirmé sa volonté de participer activement aux efforts internationaux pour assurer le libre passage dans le détroit d'Ormuz.
«Pour ce faire, notre gouvernement continuera de communiquer étroitement avec les Etats-Unis, comme nous l'avons fait jusqu'à présent, concernant les différentes manières concrètes dont nous pouvons contribuer, dans la limite de ce que nous permettent le droit et les politiques de base de la république de Corée.»
Il termine en ajoutant : «J'ai hâte de rencontrer de nouveau l'honorable président Trump aux Etats-Unis dans un futur proche.»

AKP-Yonhap





