Le Cambodge réaffirme son engagement envers les mécanismes de l’ONU et le règlement pacifique des questions frontalières
AKP Phnom Penh, le 7 août 2026 — Le Cambodge a réaffirmé son engagement à coopérer de manière constructive avec les mécanismes de l’ONU relatifs aux droits de l’homme, tout en réitérant sa volonté de régler toutes les questions frontalières en suspens par des moyens pacifiques, le dialogue et dans le plein respect du droit international.
Dans une déclaration publiée ce soir, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a répondu aux questions des médias concernant la première visite officielle au Cambodge de Thomas Andrews, Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Cambodge, effectuée du 20 au 31 juillet.
Le ministère a salué cette première mission du Rapporteur spécial dans le cadre de son mandat et a pris note de sa déclaration de fin de mission, soulignant la coopération continue du Cambodge avec le système des droits de l’homme de l’ONU.
Selon la déclaration, les autorités cambodgiennes ont accordé au Rapporteur spécial un accès complet aux lieux de détention, à un site accueillant des personnes déplacées ainsi qu’aux zones frontalières concernées. Elles ont également facilité ses rencontres avec des responsables gouvernementaux à tous les échelons et permis des échanges indépendants avec des organisations de la société civile et des militants des droits de l’homme. Le ministère estime que cette coopération témoigne de la confiance du Cambodge dans les mécanismes de l’ONU et dans le professionnalisme du Rapporteur spécial.
Concernant la situation à la frontière, la déclaration indique que les chiffres mentionnés par M. Andrews, environ 650 000 civils cambodgiens déplacés à la fin de l’année dernière, dont plus de 20 000 demeurent toujours déplacés, correspondent aux données recueillies par les agences de l’ONU et leurs partenaires humanitaires présents dans les zones affectées.
Le ministère a ajouté que, malgré les contestations exprimées récemment par les autorités thaïlandaises sur ces chiffres, celles-ci reconnaissaient néanmoins qu’un grand nombre de civils cambodgiens restent déplacés et ne pouvaient regagner leurs foyers à cause de l’occupation illégale de son territoire. Le Cambodge s’est également déclaré disposé à faciliter de nouvelles visites de vérification indépendantes dans les zones concernées.
Réaffirmant son attachement au Communiqué conjoint du 27 décembre 2025, le ministère a rappelé que les deux pays s’étaient engagés à permettre le retour, dans les meilleurs délais, des populations civiles vers leurs foyers et leurs moyens de subsistance dans des conditions sûres, dignes et sans entrave. Il a appelé à la mise en œuvre immédiate, intégrale et effective de cet engagement, notamment par la reprise rapide des travaux de levé et de démarcation de la Commission mixte frontalières (JBC).
Le communiqué conclut en réaffirmant la volonté du Cambodge de poursuivre le dialogue avec le Conseil des droits de l’homme de l’ONU et de résoudre l’ensemble des questions liées à la situation frontalière par des moyens pacifiques, conformément aux traités, accords bilatéraux et au droit international, dans l’intérêt des peuples cambodgien et thaïlandais.


Par C. Nika





