Plus de 20 000 civils cambodgiens restent déplacés, le ministre de l’Information appelle à leur retour en toute sécurité
AKP Phnom Penh, le 7 août 2026 —
Plus de 20 000 civils cambodgiens, dont environ 6 000 enfants, demeurent dans l’impossibilité de regagner leurs foyers et leurs écoles malgré le cessez-le-feu conclu fin 2025, a indiqué le ministre de l’Information, Neth Pheaktra, appelant à des mesures urgentes pour garantir leur retour volontaire, sûr et digne.
Dans un message publié ce matin sur son compte Facebook personnel, le ministre a précisé que sur quelque 650 000 civils déplacés à la suite des deux vagues d’attaques menées en 2025 par les forces militaires thaïlandaises contre le territoire cambodgien, environ 20 000 restaient encore déplacés. Selon lui, près de 6 000 enfants ne peuvent toujours pas reprendre leur scolarité ni retrouver une vie normale dans certaines zones des provinces de Preah Vihear, Banteay Meanchey, Oddâr Meanchey et Pursat.
Neth Pheaktra a estimé que cette situation ne relevait plus seulement d’un différend frontalier, mais constituait également une question humanitaire et de droits de l’homme qui mérite l’attention de la communauté internationale.
Il a affirmé que, malgré le cessez-le-feu, certains villages demeuraient entourés de barbelés et de conteneurs, que des routes d’accès restaient bloquées et que des habitations, des écoles, des pagodes bouddhistes, des centres de santé ainsi que d’autres infrastructures civiles avaient été endommagés ou détruits, empêchant le retour des habitants.
Le ministre a souligné que si le Cambodge et la Thaïlande devaient poursuivre le règlement pacifique de leur différend frontalier par les mécanismes bilatéraux convenus et conformément au droit international, le retour des civils ne devrait pas être retardé par ce processus.
Citant le Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Cambodge, Thomas Andrews, il a rappelé que le retour sûr et digne des personnes déplacées constituait une question fondamentale de droits humains. Il a également insisté sur le fait qu’une paix durable ne peut être mesurée uniquement par la fin des combats, mais aussi par la possibilité pour les familles de rentrer chez elles, pour les enfants de retrouver le chemin de l’école et pour les communautés de reconstruire leur vie en toute sécurité.
Neth Pheaktra a enfin appelé à la mise en œuvre intégrale du Communiqué conjoint du 27 décembre 2025 ainsi qu’au respect du droit international, afin de lever tous les obstacles au retour des populations déplacées et de permettre aux communautés touchées de retrouver une vie normale.



Par C. Nika





