L’AOT se rend au poste-frontière de Boeung Trakoun pour évaluer la situation après le cessez-le-feu
AKP Phnom Penh, le 4 août 2026 --
L’Équipe d’observateurs de l’ASEAN au Cambodge (AOT-KH) a effectué mardi une mission de terrain au poste-frontière de Boeung Trakoun, dans la province de Banteay Meanchey, afin d’observer, de vérifier et de rendre compte de la situation à la frontière à la suite de la mise en œuvre du cessez-le-feu.
D’après un communiqué de presse rendu public ce soir par le ministère de la Défense nationale, cette visite a été coordonnée par le Groupe de liaison du Cambodge et conduite par le chef de mission de l’AOT-KH, représentant les Philippines. L’inspection s’est déroulée dans la commune de Kouk Romeat, district de Thmâr Puok.
Le ministère a indiqué que 1 870 familles déplacées, soit 8 790 personnes, dont 1 980 enfants, ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers, les forces militaires thaïlandaises continuant d’occuper le territoire cambodgien sur ce site au moyen de barbelés et de conteneurs, tandis que des habitations de la zone ont été détruites.
Le ministère a ajouté que la mission de l’AOT mettait en évidence la nécessité pour la Commission mixte frontalières Cambodge-Thaïlande (JBC) d’engager sans délai les travaux de démarcation de la frontière, conformément aux accords bilatéraux en vigueur, notamment au quatrième point de la Déclaration conjointe adoptée lors de la 3e réunion spéciale du Comité général des frontières Cambodge-Thaïlande (GBC) du 27 décembre 2025, afin de permettre le retour, dans des conditions de sécurité et de dignité, des populations déplacées.
Le gouvernement royal du Cambodge a réaffirmé sa position selon laquelle la frontière internationale entre le Cambodge et la Thaïlande est définie par les travaux de la Commission de délimitation des frontières entre l’Indochine et le Siam, ainsi que par les instruments juridiques pertinents, notamment les traités franco-siamois, le Mémorandum d’entente de 2000, les Termes de référence de 2003 et les autres accords bilatéraux.
Le Cambodge a aussi réitéré qu’il ne reconnaît aucune modification de la frontière résultant de l’usage de la force ou d’actions unilatérales et qu’il continuera à adresser des protestations officielles contre tout acte qu’il considère comme une atteinte à son intégrité territoriale.



Par C. Nika





