Le Cambodge souligne le statut territorial d’An Seh après la visite sur place d’attachés militaires étrangers
AKP Phnom Penh, le 30 juillet 2026 --
Neth Pheaktra, ministre cambodgien de l’Information, a indiqué que des attachés militaires étrangers accrédités au Cambodge s’étaient rendus dans la zone d’An Seh le 30 juillet 2025, plus de deux jours après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre le Cambodge et la Thaïlande, afin d’observer la situation sur le terrain et de suivre le respect de la trêve.
Dans un message publié le 30 juillet sur sa page Facebook personnelle, Neth Pheaktra a précisé que cette visite s’était déroulée en présence de nombreux journalistes nationaux et internationaux et avait permis aux représentants militaires étrangers d’observer directement la situation après les combats survenus le long de la frontière khméro-thaïlandaise du 24 au 27 juillet 2025.
D’après le ministre, les forces thaïlandaises avaient tenté, au cours des combats, d’avancer vers la zone d’An Seh et de s’en emparer, mais n’étaient pas parvenues à atteindre leur objectif. Il a indiqué que les attaques avaient endommagé un sanctuaire local ainsi que la statue de Lok Ta Oum, un lieu revêtant une importance spirituelle et culturelle pour le peuple cambodgien.
Neth Pheaktra a souligné que la présence des attachés militaires étrangers sur le site constituait une observation directe de la situation après le cessez-le-feu et avait permis à des témoins internationaux de constater les conséquences des combats.
Il a en outre cité des responsables du Secrétariat d’État aux Affaires frontalières, selon lesquels la zone d’An Seh se situe sur le territoire cambodgien, sur la base de documents historiques et d’éléments cartographiques juridiquement pertinents, notamment la carte à l’échelle 1:200 000 et les procès-verbaux (PV) de bornage de la Commission de délimitation de la frontière entre l’Indochine et le Siam de 1908 et 1919.
Le ministre a également affirmé que la carte L7017 établie unilatéralement par la Thaïlande à l’échelle 1:50 000 plaçait elle aussi An Seh du côté cambodgien.
Il a qualifié la visite des attachés militaires étrangers de plus qu’une simple mission de suivi du cessez-le-feu, estimant qu’elle avait permis à des témoins internationaux d’accéder directement à la situation sur le terrain et avait renforcé la position du Cambodge concernant le statut territorial d’An Seh.
Neth Pheaktra a conclu en réaffirmant la position du Cambodge selon laquelle An Seh fait partie du territoire cambodgien, précisant que, du point de vue cambodgien, le recours à la force, les incursions militaires ou les actions unilatérales ne peuvent modifier légalement la souveraineté territoriale du pays.



Par C. Nika





