L’AOT au Cambodge informée de l’avancement de la démarcation de la frontière Cambodge-Thaïlande
AKP Phnom Penh, le 28 juillet 2026 —
Le chef de mission de l’Équipe d’observateurs de l’ASEAN au Cambodge (AOT-KH), le commodore Glenn Z. Dizon, des Philippines, a assisté, dans l’après-midi du 27 juillet, à une séance d’information sur l’état d’avancement du processus de démarcation de la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande et de l’installation des bornes frontalières.
Selon la porte-parole du ministère cambodgien de la Défense nationale, cette présentation a été assurée par Promsoeun Vattanak, chef de l’Équipe conjointe de levés topographiques Cambodge-Thaïlande relevant du Secrétariat d’État aux Affaires frontalières, et organisée par le Groupe de liaison cambodgien dans la province de Siem Reap.
Cette présentation visait à expliquer la position constante du Cambodge consistant à régler les questions frontalières par des moyens pacifiques, conformément au droit international, aux mécanismes bilatéraux existants, aux conventions, traités et accords pertinents, ainsi qu’au mandat de la Commission mixte frontalières Cambodge-Thaïlande (JBC).
Répondant aux questions des membres de l’AOT concernant les progrès des levés conjoints et de la démarcation de la frontière, les représentants du Secrétariat d’État aux Affaires frontalières ont expliqué que les opérations de levés conjoints et d’installation provisoire de bornes frontalières menées par les Équipes conjointes de levés topographiques (JST), notamment dans les villages de Chouk Chey et de Prey Chan, ainsi que sur le tronçon compris entre les bornes frontalières No. 52 et No. 59, demeuraient suspendues depuis la réunion spéciale de la JBC tenue à Chanthaburi le 22 octobre 2025.
Ils ont indiqué que ces travaux avaient été interrompus après que les forces armées thaïlandaises eurent lancé des attaques et empiété sur plusieurs secteurs de la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande, poursuivant une occupation illégale malgré les nombreuses notes de protestation diplomatique adressées par la partie cambodgienne.
Les représentants ont réaffirmé que le Cambodge continuait d’exhorter la Thaïlande à dépêcher son Équipe conjointe de levés topographiques afin de reprendre les opérations de terrain et l’installation provisoire des bornes frontalières. Ils ont également appelé à la convocation rapide des réunions de la JBC et des réunions techniques connexes, conformément aux paragraphes 3 et 4 du Communiqué conjoint de la 3e réunion spéciale du Comité général des frontières Cambodge-Thaïlande (GBC) du 27 décembre 2025, ainsi qu’au procès-verbal de la réunion spéciale de la JBC tenue à Chanthaburi le 22 octobre 2025.
En vertu de ces accords, les deux parties se sont engagées à donner la priorité à la reprise des travaux conjoints de levés et de démarcation de la frontière afin de parvenir à une paix durable le long de la frontière et de permettre aux civils cambodgiens déplacés de regagner leurs foyers en toute sécurité, librement et dans la dignité.
Le Cambodge a réitéré sa position ferme en faveur de la préservation de la frontière internationale entre le Cambodge et la Thaïlande établie par la Commission franco-siamoise de délimitation des frontières, sur la base du droit international, du principe de l’uti possidetis juris, des traités franco-siamois, des protocoles de délimitation, des cartes officielles, du Mémorandum d’entente de 2000, des Termes de référence de 2003 et des autres accords bilatéraux.
Le Cambodge a aussi réaffirmé qu’il ne reconnaîtrait jamais aucune modification de la frontière internationale résultant du recours à la force ou d’une occupation illégale du territoire par la création d’un fait accompli, et qu’il continuerait à déposer des protestations officielles contre toute action unilatérale portant atteinte à son intégrité territoriale.





Par C. Nika





