La loi spéciale sur le projet de sous-marin nucléaire stipulera le «non-développement d'armes atomiques»
AKP Phnom Penh, le 28 juillet 2026
Le gouvernement sud-coréen a décidé de stipuler le principe selon lequel «la construction d'un sous-marin à propulsion nucléaire ne visera pas le développement, la fabrication ni la détention d'armes atomiques» dans le texte de la loi spéciale sur le projet de sous-marin à propulsion nucléaire.
Le ministère de la Défense prévoit ainsi de publier, dans les plus brefs délais, un préavis de législation concernant «la loi spéciale sur l'acquisition, l'administration et la gestion de la sécurité du sous-marin à propulsion nucléaire», selon des sources gouvernementales.
L'inscription de ce principe de «non-développement d'armes atomiques» viserait à atténuer les craintes de la communauté internationale quant à l'éventualité d'un programme d'armement nucléaire de la Corée du Sud.
La construction d'un sous-marin à propulsion nucléaire par la Corée du Sud avait été proposée par le président Lee Jae Myung à son homologue américain Donald Trump lors du sommet bilatéral tenu en octobre 2025, en marge du sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (Apec). Le lendemain de cette proposition, Trump avait publié un message sur son réseau social autorisant la construction d'un sous-marin à propulsion nucléaire par Séoul.
Le gouvernement sud-coréen projette d'acquérir un sous-marin à propulsion nucléaire de conception nationale utilisant de l'uranium faiblement enrichi (UFE), dont le taux d'enrichissement en isotope fissile uranium-235 reste inférieur à 20%.
Ce projet, intitulé «Jang Bogo N», vise à construire un prototype de sous-marin à propulsion nucléaire vers le milieu des années 2030 et à le déployer à la fin de cette même décennie. Séoul n'a pas précisé les caractéristiques détaillées de ce sous-marin, mais les autorités militaires projettent d'acquérir trois sous-marins à propulsion nucléaire de 8.000 tonnes.
Cette loi spéciale en préparation stipule également cinq principes fondamentaux, dont le premier est que «le projet n'a pas pour objectif de développer, fabriquer ou détenir des armes atomiques et ne doit accomplir aucun acte susceptible de porter atteinte au régime de non-prolifération ou d'entraîner le détournement de matières nucléaires».
Le texte de la loi spéciale prévoit également le respect du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), la coopération avec les organisations internationales telles que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), la protection de la population et de l'environnement contre les substances radioactives ainsi que l'établissement de normes de sécurité pour le réacteur nucléaire du sous-marin.
Afin de faciliter l'acquisition rapide du sous-marin à propulsion nucléaire, le texte de cette loi accorde des mesures de dérégulation spécifiques, notamment la possibilité d'exempter certaines études de faisabilité, de réduire la durée de divers essais obligatoires ainsi que de modifier les contrats et les budgets en cas de retard dans l'acquisition de combustible nucléaire ou dans les négociations internationales.
La loi spéciale prévoit également la création d'une commission stratégique pour le projet de sous-marin à propulsion nucléaire, placée sous la direction du Premier ministre, le ministre de la Défense en assurant la vice-présidence. Cette commission établirait le plan directeur sur 10 ans et serait accompagné d'un plan de gestion de la sécurité.

AKP-Yonhap





