Premier ministre : le Cambodge sollicite le soutien international pour la vérité et la justice, et non pour un alignement
AKP Phnom Penh, le 11 avril 2026 -- Le Cambodge ne demande pas à la communauté internationale de prendre parti dans le différend frontalier avec la Thaïlande, mais plutôt de soutenir la vérité et la justice, a déclaré le Premier ministre Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet.
« Telle a été la position du Cambodge depuis le tout début », a souligné le chef du gouvernement lors de la cérémonie de pose de la première pierre de la section II du projet de gestion intégrée des ressources en eau de Funan Techo, tenue ce matin dans la province de Takéo.
Samdech Thipadei a ajouté que lors de sa récente visite en France, il n’avait pas cherché à convaincre le président français, Emmanuel Macron, ni d’autres dirigeants mondiaux de soutenir le Cambodge contre la Thaïlande. Il a plutôt appelé au renforcement du respect du droit international, de la Charte de l’ONU et de la Charte de l’ASEAN, ainsi qu’au recours à des moyens pacifiques et aux accords existants pour résoudre le différend frontalier.
Le Premier ministre a également souligné l’importance des mécanismes bilatéraux, les qualifiant d’option la plus appropriée à l’heure actuelle, car ils permettent d’éviter les confrontations et d’aboutir plus rapidement à des résultats que les mécanismes internationaux, qui peuvent prendre des années.
Il a noté que les gouvernements cambodgien et thaïlandais partagaient des positions communes, notamment l’engagement à résoudre les questions frontalières de manière pacifique sur la base de principes juridiques et de cadres bilatéraux existants, ainsi que le respect continu du Communiqué conjoint du 27 décembre 2025.
À cette occasion, Samdech Thipadei a cité les points 2 et 3 de la Déclaration conjointe en 16 points :
« Point 2. Les deux parties conviennent de maintenir les déploiements de troupes actuels sans mouvement supplémentaire. Aucun mouvement de troupes, y compris des patrouilles en direction de la position de l’autre partie, ne sera effectué.
Point 3. Les deux parties conviennent que toutes les dispositions du présent communiqué conjoint sont sans préjudice de la délimitation frontalière et de la frontière internationale entre les deux pays. Elles conviennent de saisir la Commission mixte frontalière afin de reprendre, dans les plus brefs délais, les travaux de levé et de délimitation, conformément aux accords existants entre les deux pays, en vue de parvenir à une paix durable le long de la frontière. Elles conviennent également d’utiliser les mécanismes existants de la Commission mixte frontalière afin d’assurer la sûreté et la sécurité de l’équipe conjointe de levé sur le terrain, y compris sa protection contre les mines terrestres. Elles conviennent en outre que la Commission mixte frontalière accordera la priorité absolue aux travaux immédiats de levé et de délimitation dans les zones frontalières concernées où résident des civils. »
Par C. Nika




