Plus de 200 personnes interpellées dans une descente contre des activités d’escroquerie en ligne à Bavet
AKP Phnom Penh, le 08 avril 2026 --
Les autorités cambodgiennes ont interpellé 244 suspects lors d’une opération de répression visant des activités d’escroquerie en ligne dans un complexe de casino à Bavet, dans la province de Svay Rieng, selon un communiqué publié mercredi par la Commission de gestion des jeux commerciaux du Cambodge.
L’opération, menée dans la matinée du 7 avril au Golden Galaxy Casino, situé le long de la Nationale 1 à Bavet, a été réalisée conjointement par la Police nationale, les forces locales du commandement unifié et les responsables de la Commission, sous la supervision du procureur de la province de Svay Rieng.
Parmi les personnes interpellées figurent 182 ressortissants vietnamiens, 49 chinois, neuf sud-coréens et quatre cambodgiens. Les autorités ont également saisi 505 téléphones portables, 150 ordinateurs de bureau, un ordinateur portable, un écran ainsi que quatre véhicules.
Selon les autorités, les suspects seraient impliqués dans des fraudes technologiques, le Cambodge étant utilisé comme base opérationnelle pour cibler des victimes à l’étranger. Des poursuites judiciaires sont en cours conformément à la nouvelle loi cambodgienne de lutte contre les escroqueries en ligne, promulguée le 6 avril 2026.
À la suite de cette opération, le régulateur des jeux a révoqué la licence de K.B.I. (Cambodia) Plc., exploitant du Golden Galaxy Casino, invoquant son implication dans des activités de cyberfraude et des violations de la loi sur la gestion des jeux commerciaux.
Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale plus large visant à éradiquer les réseaux d’escroquerie en ligne.
Les autorités ont réaffirmé leur engagement à appliquer strictement la directive No. 1 du gouvernement royal, émise en juillet 2025, à travers des inspections et des descentes coordonnées visant tout casino ou établissement suspecté d’activités illicites, en particulier les fraudes numériques.

Par C. Nika





