Le Cambodge proteste fermement contre les activités illégales et répétées de la Thaïlande dans des zones frontalières occupées
AKP Phnom Penh, le 05 avril 2026 -- Le gouvernement royal du Cambodge a exprimé une vive protestation contre la Thaïlande à la suite d’activités illégales et répétées menées par les forces armées thaïlandaises dans des zones frontalières de la province de Preah Vihear.
Selon un communiqué rendu public cet après-midi par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, les incidents se sont produits le 4 avril dans la commune de Sra Em, district de Choam Ksan, à proximité du Temple de Preah Vihear.
Les autorités cambodgiennes ont indiqué que des troupes thaïlandaises ont procédé à des opérations de défrichement au nord de la pagode Keo Sikha Kiri Svara, installé environ 100 m de barbelés et déployé des véhicules blindés dans la zone de Bosbov-Choam Tae.
Le gouvernement cambodgien a affirmé que ces actions n’étaient pas de nature défensive et n’étaient pas conformes au Communiqué Conjoint issue de la 3e réunion spéciale du Comité général des frontières (GBC) tenue le 27 décembre 2025.
Le Cambodge a catégoriquement rejeté toute tentative de création d’un « fait accompli » sur le terrain, soulignant que ces activités constituent une violation de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, notamment au regard de la Convention franco-siamoise de 1904 et du traité de 1907, ainsi que des accords bilatéraux en vigueur.
Le communiqué précise également que le Cambodge ne reconnaît aucune délimitation frontalière ni revendication territoriale unilatéralement imposée par la Thaïlande, et que ces développements n’affecteront pas ses droits juridiques concernant ses frontières internationales.
Le gouvernement royal a appelé la Thaïlande à cesser immédiatement ces activités, à s’abstenir de toute action unilatérale et à œuvrer à la désescalade des tensions afin de préserver la paix et le bon voisinage le long de la frontière.
Le Cambodge a enfin réaffirmé son engagement à résoudre les différends frontaliers par des moyens pacifiques, conformément au droit international et aux accords bilatéraux, tout en maintenant sa position de principe selon laquelle les frontières ne doivent pas être modifiées par la force.
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Par C. Nika





