Le Cambodge proteste contre les actions illégales des forces thaïlandaises dans des zones frontalières
AKP Phnom Penh, le 03 avril 2026 --
Le gouvernement royal du Cambodge a officiellement protesté contre les actions illégales menées par les forces thaïlandaises dans plusieurs zones frontalières, selon un communiqué de presse publié par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale le soir du 3 avril.
Le communiqué précise que les incidents se sont produits entre le 31 mars et le 2 avril 2026 dans le village de Chouk Chey (province de Banteay Meanchey), et au poste frontière international d’O’ Smach dans la ville de Samraong et dans le district d’Anlong Vèng (province d’Oddâr Meanchey).
Le Cambodge a rapporté que des forces thaïlandaises de la Burapha, accompagnées d’un groupe de citoyens thaïlandais, avaient procédé à des vérifications de propriété foncière le long de la frontière, entre les bornes 45 et 47, dans le village de Chouk Chey. Le ministère a déclaré que cette initiative constituait une tentative de créer un « fait accompli » et de devancer les résultats des travaux de démarcation en cours menés par les commissions mixtes de démarcation des frontières des deux pays.
Le communiqué indique également que le 2 avril, environ 70 militaires thaïlandais, appuyés par deux véhicules blindés, ont été déployés au poste frontière international d'O' Smach, où ils auraient installé des barbelés supplémentaires. Le même jour, les forces thaïlandaises auraient également utilisé des engins lourds pour défricher un terrain près de la borne frontière No. 2, dans le district d'Anlong Vèng.
Le Cambodge a déclaré que ces actions ne pouvaient être considérées comme défensives et n'étaient pas conformes au Communiqué conjoint de la 3e réunion spéciale du Comité général des frontières (GBC), tenue le 27 décembre 2025. Le ministère a ajouté que ces activités contrevenaient aux mesures de désescalade convenues et aux engagements bilatéraux existants.
Le gouvernement royal du Cambodge a réaffirmé qu'il ne reconnaissait aucune ligne de démarcation ni revendication territoriale unilatérale.
Il a réitéré son engagement à résoudre pacifiquement les différends frontaliers avec la Thaïlande par la voie diplomatique et le droit international, tout en maintenant que les frontières nationales ne doivent pas être modifiées par la force.

Par C. Nika





