Le Cambodge réaffirme son engagement en faveur d’un règlement pacifique de la frontière avec la Thaïlande
AKP Phnom Penh, le 26 mars 2026 — Le Cambodge a réitéré son engagement à résoudre les questions frontalières avec la Thaïlande par des moyens pacifiques et conformément au droit international, a indiqué le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale dans une déclaration rendue publique ce soir.
Répondant aux questions des médias sur la récente évolution le long de la frontière khméro-thaïlandaise, le porte-parole du ministère a souligné qu’un communiqué publié le 19 mars par le Centre conjoint d’information sur la situation Thaïlande-Cambodge reflétait des principes de longue date du Cambodge, notamment le respect du droit international et le règlement pacifique des différends.
Le Cambodge a réaffirmé que la Commission mixte frontalière (JBC) demeurait le principal mécanisme technique pour la démarcation de la frontière entre les deux pays, tout en insistant sur l’importance de reprendre les travaux de levé et de délimitation, comme indiqué dans le Communiqué conjoint de la 3e réunion spéciale du Comité général des frontières (GBC) tenue le 27 décembre 2025.
Selon la déclaration, le Cambodge est prêt à reprendre immédiatement les travaux de la JBC sur la base de la Convention franco-siamoise de 1904, du Traité de 1907 et des cartes pertinentes établies par la commission de délimitation, afin de définir clairement la frontière et de prévenir de futurs conflits.
Le porte-parole a également souligné l’importance de la présence continue de l’Équipe d’observateurs de l’ASEAN (AOT) pour vérifier le respect du Communiqué conjoint du 27 décembre et renforcer la confiance entre les deux parties.
Le Cambodge a en outre réaffirmé sa volonté de poursuivre le dialogue par le biais des mécanismes bilatéraux existants, notamment la JBC, le GBC et le Comité régional des frontières (RBC), appelant à la mise en œuvre concrète des accords afin d’assurer une paix durable, la stabilité et une prospérité partagée le long de la frontière.


Par C. Nika





