Le Cambodge propose la reprise du levé frontalier conjoint avec la Thaïlande
AKP Phnom Penh, le 24 février 2026 -- Le Cambodge a proposé la reprise des opérations conjointes de levé et de délimitation de la frontière avec la Thaïlande, tout en déposant une protestation officielle contre de présumées violations de sa souveraineté, a annoncé le Secrétariat d’État des affaires frontalières le 24 février.
Dans un communiqué, il est précisé que la Commission mixte de délimitation frontalière (JBC), côté cambodgien, a adressé le 23 février une note verbale à son homologue thaïlandaise, suggérant l’envoi d’équipes conjointes de levé du 1er au 7 mars 2026 afin de reprendre les travaux suspendus.
Le Cambodge a notamment proposé la remise en place de bornes frontalières temporaires et le remplacement de 15 piliers à leurs emplacements et spécifications d’origine, sur des segments situés entre les bornes No. 42 à 47 dans le district d’O’ Chrov, province de Banteay Meanchey, et No. 52 à 59 dans le district de Kamrieng, province de Battambang.
Les autorités cambodgiennes ont également suggéré de poursuivre les opérations du 8 au 15 mars dans la zone de Boeung Trakuon, incluant le point de passage frontalier international de Thmâr Da et les zones avoisinantes du district de Veal Vèng, dans la province de Pursat.
En même temps, la partie cambodgienne a proposé la tenue de plusieurs réunions techniques bilatérales début mars, dont la 12e Réunion du Groupe opérationnel khméro-thaïlandais et la 5e Réunion de la Sous-commission technique conjointe, suivies d’une session spéciale de la Commission mixte de délimitation.
Dans le même temps, la partie cambodgienne a formulé une vive protestation contre ce qu’elle qualifie d’actes d’occupation illégale par des forces militaires thaïlandaises, évoquant notamment des vols de drones, l’installation de barbelés et de conteneurs, la construction d’ouvrages militaires, la destruction de biens civils et des restrictions empêchant des habitants de regagner leurs domiciles.
Le Secrétariat d’État a réaffirmé que le Cambodge restait attaché à un règlement pacifique du différend frontalier, fondé sur le droit international, les accords bilatéraux existants et les principes juridiques reconnus, tout en appelant la population à faire confiance aux autorités pour la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale nationales.


Par C. Nika





