Le Cambodge appelle à la désescalade et accuse les forces thaïlandaises d'incursions frontalières
AKP Phnom Penh, le 21 février 2026 --
Le Cambodge a accusé les forces militaires thaïlandaises d'occuper son territoire et d'empêcher le retour de près de 80 000 civils déplacés, tout en réaffirmant sa préférence pour un règlement pacifique et négocié du différend frontalier.
Lors d'un point de presse samedi, le porte-parole du gouvernement royal, Pen Bona, a dit que les troupes thaïlandaises restaient positionnées profondément à l'intérieur du territoire cambodgien, les routes étant bloquées par des barbelés et des conteneurs maritimes, empêchant les civils de rentrer chez eux.
Il a souligné que les récentes déclarations du Premier ministre Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet aux médias internationaux pendant ses visites diplomatiques aux États-Unis et en Europe reflètent « la réalité sur le terrain », et non des allégations sans fondement.
Selon Pen Bona, le Premier ministre a soulevé la question frontalière au cours de ses rencontres avec de hauts responsables américains et devrait le faire à nouveau lors des prochaines discussions à Genève et à Bruxelles.
« Le Cambodge n’a jamais violé le territoire d’un autre pays, mais il n’acceptera aucune atteinte à sa souveraineté », a déclaré le Premier ministre, selon le porte-parole, ajoutant que le Cambodge rejette le recours à la force militaire pour modifier ses frontières.
Malgré la montée des tensions, le Cambodge a appelé la Thaïlande à autoriser immédiatement la Commission mixte frontalière (JBC) à reprendre ses travaux de démarcation technique, conformément au Communiqué conjoint du 27 décembre 2025. Les élections thaïlandaises étant terminées, le Cambodge a affirmé qu’aucun obstacle ne s’opposait plus à la poursuite du processus.
Le Cambodge a réaffirmé que ses revendications frontalières étaient fondées sur le droit international, les traités historiques et les observations indépendantes de l’Équipe d’observateurs de l’ASEAN (AOT), des diplomates étrangers et des organisations internationales.

Par C. Nika





