Le Cambodge expulse plus de 48 000 personnes dans le cadre de la campagne de lutte contre les escroqueries en ligne
AKP Phnom Penh, le 18 février 2026 --
Le Cambodge a expulsé plus de 48 000 ressortissants étrangers liés à des réseaux d’escroqueries en ligne depuis l’entrée en fonction de l’actuel gouvernement, a annoncé mardi le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Abhisantibindit Sâr Sokha, alors que les autorités intensifient la lutte contre la cybercriminalité.
S’exprimant lors du lancement d’une campagne nationale en soutien à la Journée pour un Internet plus sûr, tenu à l’Université royale d’agriculture, le vice-Premier ministre a précisé que, parallèlement aux expulsions, plus de 210 000 étrangers avaient quitté volontairement le pays sur la même période.
Cette vague de départs intervient dans le cadre d’une vaste offensive menée par le gouvernement du Premier ministre Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet, en poste depuis 2023, qui s’est engagé à démanteler les opérations frauduleuses en ligne présentes dans la région.
Afin de renforcer l’application de la loi, le ministère de l’Intérieur envisage de mettre en place un programme d’encouragement financier pour récompenser les citoyens fournissant des informations menant à la découverte de centres d’escroquerie. Le ministre a souligné le manque d’effectifs policiers, appelant la population à jouer un rôle actif.
Le vice-Premier ministre Sâr Sokha a également alerté sur l’impact croissant des nouvelles technologies, notamment de l’intelligence artificielle, qui rendent les arnaques plus sophistiquées. Il a révélé qu’une centaine de Cambodgiens étaient chaque année victimes de trafic à l’étranger, attirés par de fausses offres d’emploi, principalement vers la Chine.
En réponse, le gouvernement royal a renforcé les contrôles aux aéroports, notamment pour les voyageurs présentant des risques de traite. Les autorités ont enfin averti qu’en l’absence d’une meilleure sensibilisation du public à l’usage éthique et sûr des technologies numériques, le nombre de victimes pourrait continuer à augmenter.

Par C. Nika





