L’ambassadeur du Japon informera Tokyo de la crise frontalière Cambodge-Thaïlande
AKP Phnom Penh, le 10 février 2026 --
L’ambassadeur du Japon au Cambodge, Ueno Atsushi, s’est engagé à informer Tokyo de l’aggravation de la crise frontalière entre le Cambodge et la Thaïlande, marquée par des allégations de violations du cessez-le-feu et le déplacement de près de 100 000 civils.
Cet engagement a été pris lors d’une rencontre avec Keo Rémy, ministre d’État et président du Comité cambodgien des droits de l’homme (CHRC). Ce dernier a indiqué qu’environ 90 000 personnes déplacées internes ne pouvaient toujours pas regagner leurs foyers, malgré l’accord de cessez-le-feu signé le 27 décembre 2025, en raison de la présence continue des forces thaïlandaises sur le territoire cambodgien.
La partie cambodgienne accuse les forces thaïlandaises d’entraver le retour des civils par l’installation de barbelés et de conteneurs, en violation de l’article 4 de l’accord de cessez-le-feu. Elle dénonce également des attaques contre des infrastructures civiles et des dommages causés au Temple de Preah Vihear, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
« Ces actions portent gravement atteinte aux libertés fondamentales de nos populations les plus vulnérables : les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées », a dit Keo Remy, ajoutant : « Ils se voient privées de leurs droits à l’éducation, aux soins de santé et à un logement adéquat. »
Le président du CHRC a appelé le Japon à user de son influence diplomatique pour encourager le respect du droit international. En réponse, l’ambassadeur Ueno a confirmé qu’il transmettrait ces préoccupations au gouvernement japonais et a rappelé que le Japon fournit déjà une aide humanitaire aux populations déplacées.


Par C. Nika





