Président du Sénat : Les Accords de paix de Paris ne peuvent servir à résoudre le conflit frontalier
AKP Phnom Penh, le 24 octobre 2025 --
Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sèn, président du Sénat, a affirmé que les Accords de paix de Paris ne pouvaient servir à résoudre le conflit frontalier actuel entre le Cambodge et la Thaïlande.
S'exprimant lors de la 4e session du Sénat de la cinquième législature, tenue ce matin au Palais du Sénat à Phnom Penh, Samdech Techo Hun Sèn a expliqué que les principaux éléments des Accords de paix de Paris avaient été déjà intégrés à la Constitution cambodgienne.
Il a interrogé ceux qui suggéraient d'utiliser les Accords de paix de Paris pour régler le problème frontalier actuel, leur demandant s'ils en avaient lu attentivement toutes les dispositions.
Le président du Sénat a aussi souligné que même si l'on proposait d'invoquer les Accords de paix de Paris, cela serait impossible en pratique, car la France et l'Indonésie, coprésidentes de la conférence, ainsi que d'autres pays signataires, ne seraient pas d'accord. Le Cambodge et la Thaïlande, tous deux signataires, sont actuellement en conflit et s'accusent mutuellement de violation de souveraineté, a-t-il précisé.
Selon lui, la question frontalière a été déjà portée devant la Cour internationale de Justice (CIJ), tandis que les deux pays sont en train de conclure un accord de paix qui devrait être signé le 26 octobre prochain, sans s'appuyer sur les Accords de paix de Paris.
A rappeler que les Accords pour un règlement politique global du conflit cambodgien, connus sous le nom d'Accords de paix de Paris, ont été signés le 23 octobre 1991, en présence de témoins internationaux de 18 pays, dont le Secrétaire général de l’ONU de l'époque.


Par C. Nika





