Le Cambodge expulse 64 Sud-Coréens impliqués dans les escroqueries en ligne
AKP Phnom Penh, le 18 octobre 2025 -- La Direction générale de l'immigration relevant du ministère de l'Intérieur a expulsé 64 ressortissants sud-coréens, dont cinq femmes, impliqués dans des activités de fraude en ligne.
L'expulsion a eu lieu dans la nuit du 17 octobre 2025, en coopération avec le gouvernement de la République de Corée, qui poursuivra les poursuites judiciaires contre les suspects à leur retour.
Selon le Secrétariat de la Commission ad hoc de lutte contre les escroqueries en ligne, cette mesure s'inscrit dans le cadre des efforts continus du Cambodge pour faire respecter la loi, réprimer la cybercriminalité et protéger les victimes, tant locales qu'étrangères.
Le Cambodge a déjà expulsé 180 Sud-Coréens pour des infractions similaires. Le gouvernement royal continue de collaborer étroitement avec les autorités sud-coréennes pour rapatrier ses ressortissants impliqués dans des escroqueries en ligne, poursuivre les enquêtes et démanteler les réseaux criminels à l'origine de ces opérations.
Au cours des quatre derniers mois, les autorités cambodgiennes ont perquisitionné 92 lieux suspects dans 18 provinces, arrêtant environ 3 455 suspects de 20 nationalités. Parmi eux, 2 825 étrangers, dont 476 femmes, ont été expulsés, tandis que 75 principaux meneurs ont été traduits en justice.
Ces résultats témoignent de la ferme détermination du gouvernement royal à éradiquer les escroqueries en ligne et la traite des êtres humains au Cambodge.
A noter que le Premier ministre Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet a lancé en juillet 2025 une campagne nationale comprenant neuf directives clés, ordonnant à tous les gouverneurs provinciaux et municipaux, aux chefs de police et aux ministères concernés d'appliquer strictement les mesures de lutte contre la cybercriminalité et d'assumer l'entière responsabilité de leur application.
Le Cambodge, également victime d'escroqueries transfrontalière en ligne, reste déterminé à éradiquer ces crimes sur son territoire.



Par C. Nika





