Le Mémorandum de 2000 ne peut être révoqué unilatéralement, selon le porte-parole du ministère de la Justice
AKP Phnom Penh, le 30 septembre 2025 --
Seng Dyna, secrétaire d'Etat et porte-parole du ministère de la Justice, a souligné que le Mémorandum d’entente entre le Cambodge et la Thaïlande sur le levé et la démarcation de la frontière terrestre (Mémorandum de 2000) ne pouvait être révoqué unilatéralement.
S'adressant à l'AKP cet après-midi, Seng Dyna a invoqué deux raisons principales. Premièrement, bien qu'intitulé « Mémorandum », ce document constitue un accord international ayant la même valeur juridique qu'un traité, ayant été enregistré auprès de l’ONU et officiellement promulgué conformément à l'article 102 de la Charte de l’ONU.
Il a également expliqué qu'en vertu du droit international coutumier et de la jurisprudence de la Cour internationale de Justice (Somalie c. Kenya, 2017), tout accord écrit entre Etats établissant des obligations juridiques contraignantes en vertu du droit international avait la même valeur qu'un traité, quel que soit son titre.
Deuxièmement, a-t-il noté, le Mémorandum de 2000 ne contient ni clause d’expiration ni dispositions de résiliation unilatérale.
« Par conséquent, le Mémorandum de 2000 reste en vigueur jusqu'à ce que son objectif : le levé et la démarcation de la frontière terrestre entre le Cambodge et la Thaïlande soit atteint. Aucune partie ne peut s'en retirer sans le consentement de l'autre », a précisé le porte-parole.
Ces propos interviennent alors que des médias thaïlandais rapportent que le Premier ministre thaïlandais envisage d'organiser un référendum national sur la révocation de deux mémorandums avec le Cambodge, portant sur les revendications territoriales et maritimes.


Article en khmer par Phen Rattanak
Article en français par C. Nika





