La France suit de près la situation frontalière entre le Cambodge et la Thaïlande et soutient un règlement pacifique
AKP Phnom Penh, le 30 septembre 2025 --
La France suit de près le différend frontalier entre le Cambodge et la Thaïlande et a exprimé son soutien à un règlement pacifique par le biais de mécanismes bilatéraux, des cadres de l'ASEAN et du droit international.
Cette position a été exprimée par Olivier Richard, nouvel ambassadeur de France au Cambodge, lors d'une visite de courtoisie à Samdech Maha Rathsapheathika Thipadei Khuon Sudary, présidente de l'Assemblée nationale (AN), au Palais de l'AN à Phnom Penh ce matin.
Samdech Khuon Sudary a souligné que le Cambodge souhaitait vivre en paix avec ses voisins et est fermement déterminé à faire de ses frontières des zones d'amitié, de paix, de coopération et de développement.
Elle a réaffirmé la détermination du Cambodge à résoudre le problème frontalier avec la Thaïlande de manière pacifique et patiente, affirmant que la priorité est de préserver la paix et d'assurer la sécurité de la population. « Le Cambodge a déjà connu des guerres et ne souhaite pas que ses citoyens subissent à nouveau des souffrances », a-t-elle dit, rappelant que le Premier ministre Samdech Thipadei Hun Manet avait déjà transmis cette position au président français, Emmanuel Macron, et à d'autres partenaires internationaux.
Par ailleurs, la présidente de l'AN a remercié la France pour son soutien au cessez-le-feu entre le Cambodge et la Thaïlande, tout en exprimant son inquiétude quant à sa fragilité, citant des violations répétées de la part de la Thaïlande, notamment des atteintes à la souveraineté cambodgienne et des actes affectant des civils innocents.
Elle a également indiqué que le problème de la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande n'était pas nouveau, expliquant que le différend persistait depuis de nombreuses années car la Thaïlande continuait de s'appuyer sur une carte établie unilatéralement, tout en rejetant la carte internationalement reconnue préparée par la Commission mixte franco-siamoise et en ne respectant pas le Mémorandum d’entente de 2000.


Par C. Nika





