Différend frontalier : Le Cambodge privilégie la désescalade des tensions et le rétablissement de la confiance
AKP Phnom Penh, le 30 septembre 2025 --
Concernant le différend frontalier avec la Thaïlande, le vice-Premier ministre et ministre cambodgien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Prak Sokhonn, a déclaré que la désescalade des tensions et le rétablissement de la confiance étaient les principales priorités pour normaliser les relations entre les deux nations.
Prak Sokhonn a tenu ces propos lors de sa récente rencontre avec António Guterres, Secrétaire général de l’ONU, en marge du débat général de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU 80) à New York, selon un communiqué de presse rendu public ce matin par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Le vice-Premier ministre a remercié le Secrétaire général de l’ONU et exprimé la gratitude du gouvernement royal du Cambodge pour son engagement continu en faveur de l'apaisement des tensions dans le différend frontalier avec la Thaïlande, notamment par sa déclaration positive appelant les deux parties à s'abstenir de recourir à la force, et lui a demandé de continuer à le faire.
Le Cambodge continuera de redoubler d'efforts pour apaiser les tensions, rétablir la confiance et la normalité dans ses relations avec la Thaïlande, a réaffirmé Prak Sokhonn.
« Le Cambodge ne peut imposer son pouvoir à aucun autre pays, même plus petit que le nôtre, car nous aspirons à la paix. Le Cambodge a traversé trois décennies de guerre et a subi la tragédie du génocide », a souligné le vice-Premier ministre, ajoutant : « Nous avons donc tiré les leçons de la guerre et nous souhaitons contribuer à la paix, comme nous l'avons fait avec les forces de maintien de la paix. »
António Guterres a, pour sa part, exprimé son sincère espoir que les deux pays voisins parviendront à résoudre pacifiquement les problèmes par le dialogue et un engagement mutuel. Il a indiqué avoir transmis les préoccupations du Cambodge à son homologue thaïlandais et exprimé son souhait de trouver une solution, car au final, la population souffrira.

Par C. Nika





