Une équipe d'observateurs intérimaires revisite le village de Prey Chan face à la montée des tensions frontalières
AKP Phnom Penh, le 17 septembre 2025 -- Une équipe d'observateurs intérimaires (IOT), dirigée par la Malaisie, est retournée au village de Prey Chan, commune d'O' Beichoan, district d'O' Chrov, province de Banteay Meanchey, à 19h20 aujourd'hui, pour inspecter le lieu d'un affrontement qui a fait 28 blessés parmi les civils et les bonzes cambodgiens.
L'incident a débuté en début d'après-midi, peu après la fin de la mission de l'IOT dans le village. Environ 300 membres des forces armées et civils thaïlandais, équipés de tenues antiémeutes, de matraques et de des lance-pierres, ont installé des barbelés dans le village de Prey Chan. Ils ont ensuite fait usage de gaz lacrymogènes et d'armes soniques contre des citoyens cambodgiens et des forces non armées qui s'étaient rassemblés pour répondre pacifiquement.
« Les actions des forces mixtes thaïlandaises constituent une grave violation de l'esprit du cessez-le-feu et des principes convenus lors de toutes les précédentes réunions du GBC et du RBC », a affirmé le lieutenant-général Maly Socheata, sous-secrétaire d'Etat et porte-parole du ministère de la Défense nationale, lors d'un point de presse ce soir.
Elle a également souligné que l'imposition de la loi martiale et des réglementations nationales thaïlandaises sur le territoire cambodgien constituait une grave violation de la souveraineté du Cambodge et du droit international, notamment de la Charte de l’ONU de la Charte de l'ASEAN, du Traité d'amitié et de coopération en Asie du Sud-Est et d'autres principes juridiques universellement reconnus.
« Face aux actions violentes de la partie thaïlandaise, les citoyens cambodgiens, qui sont les propriétaires de terre, ont protesté et réagi pacifiquement », a-t-elle dit, ajoutant : « Leurs actions découlent de leur profonde inquiétude face au recours unilatéral à la force par la Thaïlande et à l'installation de barbelés sur le territoire souverain du Cambodge, ainsi que de la menace qui pèse sur leurs biens, qu'ils gèrent et dont ils bénéficient depuis de nombreuses années. »



Par C. Nika





