Le Cambodge condamne fermement les forces de l'ordre thaïlandaises pour violences contre des citoyens et des bonzes
AKP Phnom Penh, le 17 septembre 2025 --
L'Unité des porte-parole du gouvernement royal a fermement condamné les autorités thaïlandaises pour violences contre des citoyens cambodgiens et des bonzes, les exhortant à cesser immédiatement ces violations et actes de violence.
Pen Bona, chef de l'Unité des porte-parole du gouvernement royal, a condamné ces actes dans un communiqué diffusé en direct ce soir.
Selon le porte-parole, vers 15h44 aujourd'hui, des soldats thaïlandais armés et des policiers anti-émeutes équipés de matraques, de boucliers et d'autres armes ont réinstallé des barbelés dans le village de Prey Chan, commune d'O' Beichoan, district d'O' Chrov, province de Banteay Meanchey. Ils ont également fait usage de gaz lacrymogènes et d'armes soniques, blessant ou faisant évanouir 24 résidents et bonzes cambodgiens.
Des soldats cambodgiens non armés étaient présents pour assurer la sécurité de la population, a affirmé Pen Bona, soulignant qu'ils avaient accompli leurs tâches avec professionnalisme et un sens aigu des responsabilités, dans le plein respect de l'accord de cessez-le-feu et des principes convenus pour une résolution pacifique et légale.
Le porte-parole du gouvernement a exigé de la partie thaïlandaise qu'elle respecte le cessez-le-feu, l'esprit des réunions du Comité général des frontières (GBC) et du Comité régional des frontières (RBC), le Mémorandum d’entente de 2000, ainsi que les principes des droits de l'homme et le droit international.
Il a réaffirmé le ferme engagement du gouvernement royal du Cambodge à respecter le cessez-le-feu et à résoudre les différends pacifiquement, sur la base des accords bilatéraux, des conventions et des traités existants, ainsi que du droit international.
Pen Bona a aussi exhorté la partie thaïlandaise à faire de même afin de maintenir le cessez-le-feu, d'apaiser les tensions et d'éviter des affrontements susceptibles de dégénérer en violences.



Par C. Nika





