Le gouvernement royal s'engage à régler les problèmes frontaliers
AKP Phnom Penh, le 04 septembre 2025 —
Le gouvernement royal du Cambodge collabore activement avec diverses parties prenantes pour résoudre les problèmes frontaliers avec la Thaïlande, notamment dans la commune d'O' Beichoan, district d'O'Chrov, province de Banteay Meanchey.
Un communiqué de presse du service des porte-parole du gouvernement royal du Cambodge confirme que le gouvernement royal proteste contre les actions unilatérales de la Thaïlande par tous les canaux diplomatiques disponibles et conformément au droit international.
Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a déposé trois notes diplomatiques auprès du ministère thaïlandais des Affaires étrangères et a soulevé ces questions dans diverses enceintes internationales et auprès d'organisations, dont les Nations Unies.
Le ministère a également organisé des visites d'inspection dans les zones concernées, avec la participation de diplomates, d'agences de l’ONU au Cambodge et d'ONG.
Par ailleurs, ces questions ont été soulevées lors de la réunion extraordinaire du Comité général des frontières Cambodge-Thaïlande (GBC) et du Comité régional des frontières Cambodge-Thaïlande (RBC). Au nom du Comité conjoint des frontières (JBC), le Secrétariat d'Etat aux affaires frontalières a adressé trois notes diplomatiques à son homologue thaïlandais.
Le Premier ministre cambodgien, Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet, a régulièrement évoqué ces questions au cours de ses rencontres avec les dirigeants étrangers, appelant à une intervention pacifique et à une résolution conforme aux accords bilatéraux, aux conventions, aux traités et au droit international.
Plus récemment, lors de sa visite au Sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) Plus à Tianjin, en Chine, du 30 août au 1er septembre 2025, le Premier ministre a abordé cette question avec les dirigeants chinois, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim, qui assure également la présidence tournante de l'ASEAN.
Le Premier ministre a demandé une surveillance par une tierce partie afin de garantir la mise en œuvre effective d'un cessez-le-feu et de résoudre pacifiquement les problèmes frontaliers conformément au droit international. Il a aussi appelé à la fin de l'expansion de la zone de conflit, de l'occupation militaire illégale et du déplacement forcé de civils.
Il a souligné que ces actions doivent cesser afin de prévenir les provocations et d'éviter le risque d'une reprise du conflit armé et d'une confrontation dangereuse.
Le président du Sénat cambodgien, Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sèn, a également eu recours à des mécanismes diplomatiques lors de ses rencontres avec des dirigeants étrangers pour trouver des solutions pacifiques conformes au droit international, afin de défendre la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale du Cambodge.


Par C. Nika





