Le Cambodge exhorte la Thaïlande à respecter le cessez-le-feu par des actes concrets, et non par des paroles
AKP Phnom Penh, le 05 août 2025 --
Le ministère cambodgien de la Défense nationale a appelé la Thaïlande à respecter les termes de l'accord de cessez-le-feu, non seulement par des paroles, mais par des actes concrets.
Cet appel a été lancé lors d'un point de presse tenu aujourd'hui à 11h par le lieutenant-général Maly Socheata, sous-secrétaire d'Etat et porte-parole du ministère de la Défense nationale.
La porte-parole a rappelé qu'hier, vers 11h, les forces armées thaïlandaises, accompagnées d'engins lourds, dont des excavatrices, sont entrées dans la zone d'Anseh, située sur le territoire souverain cambodgien, et ont posé des barbelés, malgré les vives objections des forces cambodgiennes.
Le lieutenant-général Maly Socheata a également souligné que le 30 juillet 2025, le Cambodge avait organisé une visite d'attachés de défense étrangers au même endroit, démontrant ainsi clairement que la zone relève de la souveraineté cambodgienne et est sous le contrôle des forces armées cambodgiennes depuis le cessez-le-feu entré en vigueur à minuit le 28 juillet 2025.
« Cet acte de la Thaïlande constitue manifestement une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu et constitue une grave menace pour la paix et la sécurité le long de la frontière entre les deux pays, ainsi que pour l'ensemble de la région », a-t-elle affirmé.
Le Cambodge exhorte, a-t-elle ajouté, la communauté internationale, en particulier les pays partenaires qui ont contribué à la négociation du cessez-le-feu durement obtenu et souhaitent sa mise en œuvre intégrale et effective, à exiger de la Thaïlande qu'elle cesse immédiatement ses actes d'agression et qu'elle respecte pleinement le droit international, notamment la souveraineté et l'intégrité territoriale du Cambodge.
« La Thaïlande doit mettre fin aux hostilités, retirer les barbelés et toutes ses machines du territoire souverain du Cambodge. La partie thaïlandaise ne saurait utiliser aucun prétexte pour dissimuler la vérité », a conclu la porte-parole.

Par C. Nika





