La porte-parole exhorte la communauté internationale à mettre fin à l'agression thaïlandaise
AKP Phnom Penh, le 04 août 2025 --
Le porte-parole du ministère de la Défense nationale a appelé cet après-midi la communauté internationale à agir pour mettre fin aux actes d'agression de la Thaïlande contre la souveraineté territoriale du Cambodge.
« Le Cambodge appelle la communauté internationale, en particulier les pays partenaires qui ont contribué à la négociation de ce cessez-le-feu durement gagné et qui sont déterminés à le mettre en œuvre pleinement et efficacement, à exhorter la Thaïlande à cesser immédiatement ses actes d'agression et à respecter pleinement le droit international, en particulier la souveraineté et l'intégrité territoriale du Cambodge », a déclaré le lieutenant-général Maly Socheata, sous-secrétaire d'Etat et porte-parole du ministère, lors d'un point de presse à 16h.
D’après elle, la dernière violation en date a eu lieu aujourd'hui à 11h, lorsque les forces thaïlandaises, accompagnées d'engins lourds, dont des excavatrices, sont entrées dans la zone d'Anseh, manifestement située sur le territoire souverain cambodgien, et ont procédé à la pose de barbelés, malgré les vives objections des forces cambodgiennes.
En même temps, le ministère de l'Intérieur du Cambodge a également réagi, condamnant l'empiétement de la Thaïlande et avertissant que de telles actions la placent encore plus en violation du droit international.
A noter que le Cambodge a organisé une visite d'attachés militaires étrangers dans ces zones le 30 juillet dernier, démontrant ainsi clairement que ces zones se trouvent sur le territoire internationalement reconnu du Cambodge.
« Le Cambodge reste patient, refusant de tomber dans des pièges hostiles. Au contraire, nous recueillons des preuves solides pour étayer notre dossier devant les institutions juridiques internationales. Nous restons calmes et sereins, ‘calmes comme un serpent, attendant le coup fatal’, comme l'a dit le Premier ministre », a souligné le ministère de l’Intérieur.

Par C. Nika





