Yoon refuse la 2e convocation du procureur spécial chargé des affaires de son épouse
AKP Phnom Penh, le 30 juillet 2025—
Yoon Suk Yeol, l'ex-président destitué, a refusé pour la 2e fois ce mercredi de comparaître devant les enquêteurs de l'équipe d'investigation dirigée par le procureur indépendant Min Joong-ki et chargée des enquêtes sur les allégations portées contre son épouse Kim Keon Hee, notamment pour corruption, réception de produits de luxe et manipulation d'actions. Cette 2e non-comparution de Yoon aujourd'hui pourrait inciter les enquêteurs à contraindre par la force l'ex-président à venir à l'interrogatoire.
L'équipe d'enquête spéciale avait convoqué Yoon pour la 2e fois hier après sa non-comparution à la première convocation afin d'interroger Yoon pour violation présumée de la loi électorale alors que le couple présidentiel déchu est soupçonné d'ingérence dans le processus de recommandation de candidats à des élections générales par le biais de l'intermédiaire politique Myeong Tae-gyun.
Contacté par l'agence de presse Yonhap, un avocat de Yoon a expliqué que «les raisons de cette non-comparution sont liées à sa santé», en poursuivant qu'«il est tombé dans un état où il est difficile de bouger et souffre même en restant assis. Si son état de santé ne s'améliore pas dans le futur, il sera difficile pour lui de comparaître aux prochaines convocations.»
Depuis sa réincarcération, Yoon refuse littéralement les convocations du procureur spécial enquêtant sur l'insurrection, ainsi que le procès pénal pour des raisons de santé. Actuellement au centre de détention de Séoul, situé dans la ville d'Uiwang dans la province du Gyeonggi, au sud de Séoul, Yoon risque d'être amené par la force aux interrogatoires de l'équipe d'enquête chargée des investigations sur les affaires de Kim Keon Hee, son épouse.
Hier, l'adjoint du procureur spécial, Moon Hong-joo, a détaillé lors d'un point de presse de routine que «si l'ex-président Yoon ne répond pas à la convocation du 30 juillet, on pourrait envisager une demande de mandat d'arrêt ou de le faire venir par la force à notre bureau». L'équipe d'enquête pourrait prévoir d'envoyer un adjoint du procureur spécial et un procureur subordonné afin d'amener Yoon avec l'aide du personnel des autorités pénitentiaires.
Concernant les allégations d'ingérence politique, un enregistrement du dialogue entre Yoon et Myeong a été divulgué il y a longtemps, prouvant les faits sur la sélection d'une candidate en vue des élections partielles de mai 2022. Yoon disait que «j'ai demandé (au parti) de désigner Kim Young-sun comme candidate officielle du parti parce qu'elle a fait beaucoup pour m'aider lors des primaires internes (pour la présidentielle) mais il y a trop d'opposition (au sein du parti)» et ajoutait que «je relancerai la demande (au député) Yoon Sang-hyun parce qu'il est le chef du comité d'examen des candidatures du parti.»
Ce contact téléphonique a eu lieu le 9 mai 2022, la veille de la cérémonie d'investiture du président Yoon Suk Yeol. Concernant cette affaire d'ingérence politique par Yoon et Kim à travers Myeong, l'équipe d'enquête a interrogé le député Yoon Sang-hyun, le chef du comité d'examen des candidatures et le chef du parti au pouvoir à l'époque, et a perquisitionné le domicile et les bureaux de Lee Jun-seok, le chef du Nouveau Parti de la réforme fraîchement réélu.

AKP- Yonhap



