Le ministère de la Culture condamne les dommages causés au Temple de Preah Vihear et appelle à une action internationale
AKP Phnom Penh, le 25 juillet 2025 --
Le ministère de la Culture et des Beaux-Arts a convoqué aujourd'hui une réunion cruciale avec des représentants des ambassades de la République d'Inde et de la République populaire de Chine, les coprésidents du Comité international de coordination pour la conservation et la mise en valeur du Temple de Preah Vihear (CIC-Preah Vihear) et le chef du bureau de l'UNESCO à Phnom Penh afin d'examiner les graves dommages causés au Temple de Preah Vihear et à ses environs.
La réunion, qui s'est tenue au siège du ministère, était présidée par le Dr Phoeurng Sackona, ministre de la Culture et des Beaux-Arts.
L'objectif de cette réunion urgente était d'informer la communauté internationale des graves dommages causés par les actions agressives des forces armées thaïlandaises, notamment l'utilisation massive d'artillerie lourde et le largage de bombes par des avions de chasse F-16.
Lors de la réunion, la ministre Sackona a exprimé sa profonde inquiétude quant aux conséquences des affrontements armés, qui avaient causé des dommages importants et visibles à des parties essentielles du temple. Plus précisément, les gopuras I, II, III et V, ainsi que les structures architecturales principales du site, avaient été touchés.
Elle a souligné que le Temple de Preah Vihear était protégé par plusieurs conventions internationales sur la protection du patrimoine, notamment la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé.
La ministre Sackona a vivement exhorté les coprésidents du CIC-Preah Vihear et le représentant de l'UNESCO à Phnom Penh à prendre des mesures immédiates pour sauvegarder le Temple de Preah Vihear, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Cette intervention est cruciale compte tenu des dommages supplémentaires causés par les activités des forces armées thaïlandaises.
Par ailleurs, la ministre Sackona a appelé l'UNESCO à activer ses mécanismes existants, et notamment ses organes consultatifs. Cette action est nécessaire pour évaluer l'ampleur des impacts et inclure ces conclusions dans les prochaines discussions du Comité du patrimoine mondial.



Par C. Nika





