(2e LD) Yoon ignore une nouvelle fois une convocation pour l'interrogatoire
AKP Phnom Penh, le 15 juillet 2025—
Alors qu'il était convoqué à se présenter ce lundi devant l'équipe d'enquête spéciale sur la loi martiale dirigée par le procureur spécial Cho Eun-suk, l'ancien président destitué Yoon Suk Yeol, incarcéré actuellement au centre de détention de Séoul, a refusé de s'y soumettre. Face à cette réaction attendue, le procureur spécial a entamé la procédure pour lui imposer de force sa venue au bureau.
L'adjointe du procureur spécial, Park Ji-young, a indiqué : «Nous avons envoyé une lettre officielle au chef du centre de détention de Séoul (situé à Uiwang dans la province du Gyeonggi) demandant de faire venir Yoon au siège du Bureau des hauts procureurs de Séoul d'ici à 15h30.» Les autorités pénitentiaires ont répondu vers 16h qu'il serait difficile d'exécuter cette demande du procureur spécial. L'équipe d'enquête spéciale a dit qu'elle donnerait dès lors de nouvelles instructions pour faire venir Yoon dans ses bureaux demain avant 14h.
Il s'agit de son deuxième rejet d'une convocation depuis son retour en détention provisoire décidé à l'aube du 10 juillet dernier. L'avocat de Yoon a indiqué à l'agence de presse Yonhap : «Un avis expliquant sa non-présence a été déposé concernant la convocation il y a quelques jours, et il n'y a aucun changement pour l'instant.» La première convocation, qui visait à l'interroger le jour même de sa mise en détention, avait également été refusée.
Avant cette situation de blocage, l'adjointe du procureur spécial avait détaillé que «la convocation pour interrogatoire d'un suspect mis en détention par un mandat d'arrêt est tout à fait normale au regard du code pénal» et que «l'exercice du droit de garder le silence est sa décision propre, mais le non-respect d'une convocation à se présenter devant des enquêteurs ne fait pas partie de ses droits.»
A une question sur l'éventualité d'un refus même sous contrainte, Park avait indiqué : «nous n'imaginons pas ce cas spécifique parce que nous ne croyons pas qu'il se présentera réellement.» Elle avait ajouté qu'il serait difficile d'être dans l'impossibilité d'exécuter cette contrainte physique via les autorités pénitentiaires. Yoon reçoit depuis ce matin des visites de ses avocats au centre de détention de Séoul, et il semblait qu'il pouvait utiliser cela comme prétexte pour refuser d'être emmené par les enquêteurs.
Hormis l'interrogatoire de Yoon, l'équipe d'enquête spéciale a lancé des perquisitions massives dans 24 lieux, dont le Commandement des opérations de drone, le ministère de la Défense et les différents commandements militaires, afin de faire la lumière sur des soupçons de provocations pour causer une attaque ennemie. Yoon est soupçonné d'avoir ordonné l'envoi de drones dans le ciel de Pyongyang dans le but de causer un conflit militaire afin d'instaurer la loi martiale. Le procureur spécial envisage de mettre en examen Yoon pour le crime d'atteinte aux intérêts militaires du pays ou d'autres chefs d'accusation liés à ces faits.

AKP-Yonhap



