Le PM cambodgien fixe des conditions claires pour la résolution du conflit frontalier avec la Thaïlande
AKP Phnom Penh, le 14 juillet 2025 --
Le Premier ministre Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet a réaffirmé la position claire du gouvernement royal cambodgien concernant la résolution des tensions frontalières avec la Thaïlande.
S'exprimant ce matin lors de la cérémonie d'inauguration des nouvelles réalisations au centre de formation de la gendarmerie royale Phnom Chum Sen Rikreay, dans la province de Kampong Chhnang, à l'occasion du 32e anniversaire de la fondation de la gendarmerie royale (14 juillet 1993 – 14 juillet 2025), le Premier ministre a souligné que le Cambodge restait attaché à une résolution pacifique fondée sur le droit et les mécanismes bilatéraux.
« Nous continuons de résoudre les tensions frontalières en nous appuyant sur les bases juridiques et techniques du droit national et international, ainsi que sur des mécanismes bilatéraux, sauf dans quatre zones sensibles : les temples de Ta Moan Thom, de Ta Moan Tauch, de Ta Krabei et la région de Mom Bei », a-t-il dit, ajoutant : « Nous souhaitons éviter le recours à la force, mais le Cambodge se réserve le droit d'utiliser tous les moyens de légitime défense et de protection de sa souveraineté.»
Samdech Thipadei a ajouté que le Cambodge avait déjà informé les Nations Unies de la situation dans ces quatre zones sensibles et que des experts juridiques étaient prêts à intervenir.
Il a réaffirmé l'attachement du Cambodge à des relations pacifiques avec ses voisins, non seulement sur le plan frontalier et culturel, mais aussi économique. « Nos deux pays entretiennent des relations économiques depuis 75 ans et, à tous égards, nous devons nous respecter mutuellement et éviter toute action unilatérale », a-t-il souligné.
« Le Cambodge cherche à clarifier la situation car la Thaïlande continue d'agir unilatéralement […]. Depuis le 7 juin 2025, la Thaïlande a progressivement fermé les postes-frontières et réduit les horaires d'ouverture. Puis, le 23 juin, elle a complètement fermé la frontière, suspendant la circulation des marchandises et des gens, à l'exception des élèves/étudiants et des patients en urgence. Par la suite, malgré la réouverture, les restrictions restaient en vigueur pour les gens et les véhicules. Qu'a fait le Cambodge en réponse ? » a-t-il interrogé.
Le Premier ministre a énoncé trois conditions à la réouverture de la frontière, précisant que la décision finale appartenait à la Thaïlande : premièrement, la Thaïlande doit rouvrir la frontière en premier et unilatéralement et garantir que de telles fermetures unilatérales ne se reproduiront plus ; deuxièmement, tous les postes-frontières doivent être rouverts : les ouvertures partielles sont inacceptables ; et troisièmement, les frontières doivent revenir aux horaires d'ouverture d'avant le 7 juin, de 6h à 22h pour les gens et les marchandises.
« Si la Thaïlande remplit ces trois conditions, le Cambodge rouvrira complètement tous les postes-frontières dans les cinq heures », a-t-il affirmé, expliquant : « Nous avons posé ces conditions car nous ne voulons pas continuer à jouer au chat et à la souris. »



Par C. Nika





