La proposition d'amendement à l'article 33 de la Constitution approuvée à l'unanimité
AKP Phnom Penh, le 11 juillet 2025 --
Les 125 députés issus des différents partis politiques représentés à l'Assemblée nationale (AN) ont approuvé à l'unanimité la proposition d'amendement à l'article 33 de la Constitution du Royaume du Cambodge.
L'approbation a eu lieu ce matin lors de la 4e session de la 7e législature de l'AN, tenue au Palais de l'AN à Phnom Penh, sous la présidence de Samdech Maha Rathsapheathika Thipadei Khuon Sudary, présidente de l'AN.
Cet amendement, composé de deux articles, vise à établir un cadre juridique permettant la révocation de la citoyenneté cambodgienne de toute personne reconnue coupable de trahison ou de collaboration avec des entités étrangères visant à nuire gravement aux intérêts du Cambodge et de son peuple.
Selon le président du Sénat, Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sèn, la loi sur la révocation de la citoyenneté khmère n'est pas un nouveau concept au Cambodge, puisqu'elle existait déjà sous l'ère Sangkum Reastr Niyum (1955-1970).
Koeut Rith, vice-Premier ministre et ministre de la Justice, qui représentait le gouvernement royal pour défendre l'amendement proposé, a précisé que cette initiative visait à préserver la souveraineté nationale en ciblant les individus qui complotaient avec des puissances étrangères pour porter atteinte à la nation. Il a souligné que cette mesure n'affecterait pas les citoyens restés fidèles au Cambodge.
Il a ajouté que le Cambodge n'était pas le seul à adopter de telles mesures juridiques. Environ 150 pays dans le monde, dont 28 en Asie et 18 en Europe, disposent de lois autorisant la révocation de la citoyenneté. Parmi eux figurent des pays les plus démocratiques au monde, notamment les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Australie, l'Italie, la Belgique, Singapour, l'Inde et la Corée du Sud.



Par C. Nika





