Le président du Sénat appelle à la coopération multilatérale pour lutter contre la fraude en ligne
AKP Phnom Penh, le 27 juin 2025 --
Le président du Sénat cambodgien, Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sèn, a souligné que le Cambodge n'était pas le centre, mais bien une victime de la fraude en ligne et de la cybercriminalité, appelant au renforcement de la coopération multilatérale pour lutter contre ce problème.
S'exprimant ce matin lors d'une rencontre avec des membres des conseils locaux de la province de Preah Vihear, Samdech Techo Hun Sèn a souligné qu'aucun pays ne pouvait lutter seul contre la fraude en ligne et que la coopération régionale et internationale était essentielle.
« Il est inacceptable que la Thaïlande accuse le Cambodge d'être le centre de la cybercriminalité », a-t-il dit, précisant : « Le Cambodge n'est qu'une victime de ces activités criminelles et prend des mesures contre elles depuis 2019, lorsque j'étais encore Premier ministre. Il ne faut donc pas imputer la responsabilité de ces crimes au Cambodge. »
Le président du Sénat a ajouté que le Cambodge, le Myanmar et le Laos manquaient de liaisons aériennes majeures, contrairement à la Thaïlande, ce qui facilitait l'accès à la région aux réseaux d'escroqueries en ligne à grande échelle. Il a également remis en question l'origine des infrastructures essentielles à la survie de ces opérations à proximité des frontières.
« Qui fournit l'électricité et l'internet permettant aux opérations d'escroquerie en ligne de prospérer près des frontières du Myanmar et du Laos ? » a-t-il demandé.
Il a en outre exhorté la Thaïlande à ne pas utiliser la répression des escroqueries en ligne comme prétexte pour justifier des actions sans rapport. « Ne transformez pas une question d'invasion en campagne contre les escroqueries en ligne », a-t-il averti.
Par ailleurs, Samdech Techo Hun Sèn a réaffirmé la volonté du Cambodge de coopérer avec toutes les parties prenantes pour lutter contre toutes les formes de criminalité transfrontalière, notamment la fraude en ligne, le trafic de drogue, etc.

Par C. Nika





